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Dieu n'habite pas la havane

[CRITIQUE] « Dieu n’habite pas la havane » (2016) de Yasmina Khadra

Bulles de Culture est fier de vous présenter Dieu n’habite pas la Havane, le nouveau roman de l’écrivain algérien Yasmina Khadra – dont le rythme de parution est plus que régulier. Une œuvre pleine de souffle d’un amour condamné d’avance entre un musicien de presque 60 ans et une jeune fille de 20 ans dont la vie commence.

Synopsis :

À l’heure ou le régime castriste s’essouffle, « Don Fuego » chante toujours dans les cabarets de La Havane. Jadis, sa voix magnifique électrisait les foules. Aujourd’hui, les temps ont changé et le roi de la rumba doit céder la place. Livré à lui-même, il rencontre Mayensi, une jeune fille « rousse et belle comme une flamme », dont il tombe éperdument amoureux. Mais le mystère qui entoure cette beauté fascinante menace leur improbable idylle. Don Fuego en tombe littéralement fou, son cœur s’ouvre comme jamais… Mais est-ce toujours bon d’être aveugle en tombant amoureux ?

 

Dieu n’habite pas la Havane,
le cœur d’un homme amoureux

 

Dieu n'habite pas la havane

 

Si vous effectuez une recherche sur l’auteur, vous serez comme pris entre deux onglets. Yasmina Khadra sont, en réalité, les deux prénoms de l’épouse du créateur du livre. Il s’appelle en réalité Mohammed Moulessehoul et cette anecdote est la plus belle preuve d’amour qu’il pouvait adresser à la femme qui habite son cœur. Et il est ici question d’amour dans son roman de rentrée paru aux éditions Julliard.

 

Une écriture sans jugement mais incarnée

 

Sa biographie semble indiquer très vite que Mohammed Moulessehoul a beaucoup lu. Le genre de romans ne vous rendant pas plus savant mais développant en vous cette qualité qui est la compréhension de la souffrance de l’autre, cette possibilité d’entrer sa conscience afin de l’analyser avec lui, de pénétrer les mystères du cœur humain en conflit avec la raison… Bref, sur tout ce qui constitue l’essence même de l’homme. C’est ce qu’on retient surtout de Dieu n’habite pas la havane.

Ce livre est le genre d’œuvre qui fait d’emblée le silence autour de soi à chaque fois qu’on tourne les pages. Leur contenu atteint les gens dans ce qu’ils ont de plus cher et de plus secret. On retrouve des phrases solides, construites dans la vérité du verbe avec une limpidité quasi parfaite. Entre le style écrit et le style plus vrai/direct, on est très admiratif de la souplesse d’esprit et de la structure dont a fait preuve celui qui se fait appeler Yasmina Khadra.

Dieu n’habite pas la Havane n’abuse pas des rebondissements et garde même un mystère olfactif un peu déstabilisant. La transcendance du langage ayant touché le cœur de votre chroniqueur, de l’attendrir et même de l’élever lui permet de vous assurer que vous serez amené vers des horizons nouveaux.

 

 

En savoir plus :

  • Dieu n’habite pas la Havane, Yasmina Khadra, Julliard, 18 août 2016, 312 pages, 19,50€

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