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Ainsi va la vie affiche

[CRITIQUE] #Deauville2016 : “Ainsi va la vie” (2014) de Rob Reiner

Après avoir fait de lui l’homme le plus puissant du monde libre dans Le Président et Miss Wade (1995), Rob Reiner transforme cette fois Michael Douglas en vieux bougon dont les convictions vont être mises à mal dans Ainsi va la vie (And So It Goes). Notre avis.

Synopsis :

il y a 3 millions de raisons de ne pas aimer Oren Little (Michael Douglas), agent immobilier et cela lui convient très bien. Délibérément désagréable avec tout le monde, tout ce qui l’intéresse c’est de ventre une dernière maison afin de pouvoir prendre sa retraite en paix. Ses plans sont compromis lorsque son fils, qu’il n’a pas vu depuis des années, lui confie la garde de sa fille (Sterling Jerins) dont il ignorait l’existence. Oren qui n’a aucune idée de comment prendre soin d’un enfant, décide alors de le confier à sa voisine Leah (Diane Keaton) et tente de vivre comme si de rien n’était. Mais peu à peu, il va réapprendre à aimer sa famille, Leah et la vie elle-même…

Ainsi va la vie, Michael Douglas égal à lui-même

 

ainsi va la vie image 2
© D.R.

 

Dans Ainsi va la vie, Rob Reiner utilise la recette bien connue de l’homme d’un certain âge qui, pour certaines raisons ( bonnes ou mauvaises), devient une vraie plaie pour son entourage direct et/ou indirect. Michael Douglas se glisse donc avec toute l’aisance due à son grand talent dans la peau de cet homme insupportable.

Insupportable pour les autres protagonistes car pour le spectateur, son acidité et ce qu’on peut qualifier de trop grande franchise sont juste un régal.

A ce niveau-là, il n’ y a donc pas grand chose à redire. Michael Douglas est moins violent qu’un Clint Eastwood de Gran Torino(2008), mais fond aussi rapidement que Gru de Moi, moche et méchant (2010), dans le même registre. Mais, Michael Douglas n’est malheureusement pas seul dans ce film et c’est là où les choses se compliquent…

Diane Keaton joue du… Diane Keaton

 

 

Juste en regardant la bande annonce, et donc sans spoiler, on se doute qu’il se passe quelque chose avec Diane Keaton, et c’est là où le bas blesse. Est-ce parce qu’on est influencé par une certaine image de Michael Douglas qu’on a du mal à supporter les scènes de” tendresse ” entre les deux? Pire, on n’y croit pas du tout.

Cela n’a pourtant rien à voir avec une quelque aversion pour la sexualité du 3e âge car cela ne nous a pas rebuté dans Tout peut arriver de Nancy Meyers (2003). Un film dans lequel jouait déjà la grande Diane Keaton, face à l’immense Jack Nicholson. Le duo Keaton-Douglas fonctionnerait donc moins bien que le duo Keaton-Nicholson … A moins que ce soit l’absence de sex-appeal de Mlle Keaton qui a de plus exactement les mêmes gimmicks ( cris et pleurs inclus) que dans le film précédemment évoqué…

On ne peut s’empêcher de se demander si le film n’aurait pas eu plus de mordant si, comme initialement prévu, c’était Meryl Streep qui avait tenu le rôle…

Mis à part ces quelques détails (plus ou moins gênants), on passe un bon moment. Rob Reiner réalise avec Ainsi va la vie une comédie plutôt sympathique, même si on est très loin d’une autre de ses oeuvres devenue un film-culte, Quand Harry rencontre Sally  ( 1989).

 

 

En savoir plus :

  • Date de sortie France: 14/09/2016
  • Distribution France: ACE Entertainement Films

 

Fanny N.

Fanny N.

Rédactrice / Editor chez Bulles de Culture
J'aime rire, j'aime pleurer, l'aime danser, j'aime chanter et tout ça, je le vis souvent au cinéma.

TOP 3 Cinéma : "Légendes d'automne" (1994), la saga "Le Parrain", "La Jeune fille à la perle" (2003)
Fanny N.

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