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[CRITIQUE] « The Get Down » (2016) de Baz Luhrmann

Profitant de cette période estivale propice aux ambiances festives, l’iconoclaste Baz Luhrmannn arrive pour la première fois sur Netflix avec sa série The Get Down, une œuvre qui nous plonge dans le Bronx des 70’s pour nous faire assister à la naissance du funk et du rap. L’australien a-t-il réussi son passage au petit écran ?

 

Synopsis :

Dans les décombres du South Bronx, une bande hétéroclite d’adolescents perdus et sans avenir ne peut compter que sur eux-mêmes et n’a pour seules armes face à la vie que leurs joutes verbales, leurs pas de danse improvisés, et quelques gros feutres et bombes de peinture.

Un soap rythmé et musical

 

La nouvelle série Netflix est avant tout un gigantesque soap opéra familial où la multiplicité des protagonistes, leurs ambitions et leurs relations amoureuses sont le cœur du récit.

Mais attention, qualifier The Get Down de soap n’a rien de péjoratif ! Jouant à fond la carte du second degré et injectant un véritable tempo dans l’écriture par un montage ultra rythmé (la patte du réalisateur) et divers interludes musicaux, la première série de Baz Luhrmannn est une invitation légère et assumée pour un monde où la fête et les rêves sont rois.

Un brassage nostalgique des genres
dans le Bronx des 70’s

 

Au-delà son aspect fun et décomplexé, le cadre de l’histoire de The Get Down est, comme toutes les œuvres du cinéaste, un personnage à part entière. Aussi fascinant que dangereux, le Bronx des 70’s est ici reconstitué avec une certaine nostalgie. C’est un monde sans pitié mais toutefois mâtiné d’un charme désuet où  les  guerres de gangs sont aussi présents que les boules à facette et les pantalons pattes d’eph.

Là où la série Stranger Things assumait pleinement sa dimension cinématographique pour transcender son statut de série, The Get Down est un petit objet à mi-chemin entre les deux genres avec une écriture télé parsemée de références cinés. En effet, immense hommage (volontaire ou non) ) au cinéma de la Blaxploitation de la même époque, il serait compliqué de ne pas penser à La fièvre du samedi soir (1978) pour ses scènes de discothèques endiablées, ou encore aux Guerriers de la nuit (1979) pour ses guerres de gangs aux looks improbables.

La référence à Stranger Things n’est pas non plus anodine. Netflix semble de plus en plus miser sur la nostalgie des gens à vouloir revivre des périodes qu’ils ont pu connaître et pas si éloignées de nous, où les références pop et culturelles semblent intemporelles (Star Wars…). Si c’est pour continuer à livrer des séries de ce calibre, que Netflix continue.

The Get Down, la « baz » de l’univers  Luhrmann

 

Évidemment, la dernière série Netflix est un pur produit tout droit sorti de l’univers de Baz Luhrmannn. Que ce soit dans les thèmes abordés, la réalisation, la construction narrative ou simplement la façon de traiter le sujet, il n’y a pas de doute : c’est bien le réalisateur de Roméo+Juliette (1996) et de Moulin Rouge (2001) qui officie. Des premiers émois amoureux aux rêves de grandeur en passant par des séquences de fêtes endiablées et bariolées, le tout agrémenté d’une poésie de la vie où noirceur et espoir s’entre-mêlent, tout y est.

Véritable œuvre de synthèse de ce qu’a pu faire le réalisateur tout au long de sa carrière, The Get Down est une série qui s’apprécie comme un petit bonbon. Fun et coloré, cette nouvelle série made in Netflix est le programme idéal à regarder entre deux sessions plage.

 

 

En savoir plus  :

  • The Get Down est disponible sur Netflix depuis le 12 août 2016

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