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[CRITIQUE] « Stranger Things » saison 1, la bonne surprise de l’été

La série originale Netflix, Stranger Things des Duffer Brothers, est la bonne surprise de l’été et un coup de cœur de Bulles de Culture. Notre avis sur sa première saison.

Synopsis :

1983. Après la disparition d’un garçon de 12 ans (Noah Schnapp) dans des circonstances mystérieuses, la petite ville de Hawkins dans l’Indiana est témoin d’étranges phénomènes.


Stranger Things
:
Les Goonies revisités par Stephen King

 

Commençant par la fuite d’un homme paniqué et en blouse blanche dans les couloirs souterrains d’un laboratoire conclue par une mort violente et hors-champ dans une cabine d’ascenseur, Stranger Things est la première série des frères Duffer, Matt et Ross. Scénaristes sur quelques épisodes de la série Wayward Pines, ils remettent au goût du jour avec cette série le genre fantastique et les fictions des années 80 avec de jeunes adolescents.

Les films de Steven Spielberg, les films de John Carpenter, l’univers de Stephen King, la séries des Alien, les films Stand By Me (1986) ou Les Goonies (1985)… la série Stranger Things est dans la lignée du revival actuel des années 80 au cinéma (reboots et ressorties de films) mais avec un contenu original.

S’appuyant sur le jeu de rôle fantastique Donjons et Dragons, les Duffer Brothers vont nous plonger dans une quête où le Demogorgon du célèbre jeu (interprété dans la série par Mark Steger) va bouleverser le quotidien d’une communauté américaine plutôt tranquille.

Un casting sur trois niveaux

 

Si l’histoire de Stranger Things démarre avec une bande de gamins fans de sciences — ceux-ci ont d’ailleurs la chance d’avoir sous la main un professeur de sciences (interprété par Randall P. Havens) extrêmement calé et capable de répondre à toutes leurs questions —, la saison 1 se décline au final sur trois niveaux.

Le premier niveau est le monde des adultes et notamment le plaisir de voir Winona Ryder dans un rôle important. L’actrice d’Edward aux mains d’argent (1990), Le Temps de l’innocence (1993) ou Alien, la résurrection (1997) campe une mère de famille, Joyce Byers, au bord de la folie après la disparition de son fils Will.
À ses côtés, l’acteur David Harbour campe le chef de la police locale Jim Hopper. Homme brisé par la mort de sa fille, il va opposer au monde imaginaire des enfants sa rationalité de flic aguerri prêt à tout pour résoudre une affaire.
Face à eux, l’acteur Matthew Modine interprète le méchant scientifique, le Dr. Martin Brenner. L’acteur ne crée pas une figure marquante de méchant mais reste crédible dans son interprétation.

Le second niveau de la série est le monde des adolescents représentés notamment par le personnage de la sage Nancy Wheeler. Interprété par Natalia Dyer, ce personnage en pleine crise d’adolescence va changer au contact de deux autres adolescents amoureux d’elle, Jonathan Byers (joué par Charlie Heaton) et Steve Harrington (joué par Joe Keery). Si ces personnages adolescents se révèlent peu intéressants dans les premiers épisodes de la série — mais pas au point de comparer l’intrigue autour de Nancy Wheeler à celle de Kim Bauer dans la saison 2 de 24h chrono —, ils vont voir leur ligne narrative gagner en épaisseur et se révéler utilise à la fin de cette saison.

Enfin, le troisième niveau et probablement la meilleure intrigue de la série est celle de ces trois pré-adolescents en quête de leur ami disparu. Mike Wheeler (joué par Finn Wolfhard), Dustin Henderson (joué par Gaten Matarazzo), Lucas Sinclair (joué par Caleb McLaughlin) affichent une vraie complicité et une solide amitié qui seront mises à rude par les épreuves qu’ils vont traverser. Et la vraie surprise de la série est le personnage d’Eleven qui avec ces pouvoirs mystérieux pourra les aider à retrouver leur ami. La jeune actrice Millie Bobby Brown qui interprète ce personnage féminin au crâne rasé — résurgence de Charlize Theron dans Mad Max : Fury Road ou Sigourney Weaver dans Alien³ ? — et aux paroles laconiques crève l’écran par son fascinant  regard.

 

La bonne surprise de l’été

 

Le nombre restreint d’épisodes de la saison 1 de Stranger Things (8 épisodes de 60 minutes) en fait une série avec un bon rythme. Cette première saison campe rapidement les enjeux de la série et le final proposé est vraiment satisfaisant, contrairement à de nombreuses séries aux épisodes à rallonge (cf. la saison 1 de la série Quantico par exemple).

Et les nombreuses pistes laissées à la fin de cette saison 1 ont parachevé notre envie de découvrir la saison 2.

Bref, avec sa bande originale, ses références visuelles, son univers nostalgique et original et ses histoires de monstres pendant la Guerre Froide, la série fantastique Stranger Things se révèle être la bonne surprise de cet été 2016. C’est un coup de cœur pour Bulles de Culture.

 

 

En savoir plus :

  • Stranger Things est disponible en intégralité sur Netflix depuis le 15 juillet 2016

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