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Tarzan Affiche

[Critique] « Tarzan » (2016) : retour en terre… connue

Avec Tarzan (The Legend of Tarzan), David Yates quitte le monde magique de Poudlard, pour sortir de son chapeau, un univers sauvage et ô combien fantastique, où il troque le lion de Gryffondor contre celui de la jungle. L’avis et la critique film de Bulles de Culture.

Synopsis :

Le film s’attarde sur l’époque victorienne, apogée du colonialisme européen. John Clayton (Alexander Skarsgård ), alias Tarzan ayant converti son string panthère en un costume trois pièces et chapeau haut de forme, est convié par le roi de Belgique, à se rendre au Congo en tant qu’émissaire du Commerce. Son passé sauvage et sa connaissance des peuples indigènes en font l’homme de la situation. C’est pourtant un tout autre destin qui l’attendra sur les terres qui l’on vu naître et devenir… animal.

L’aventure  se déroule sur la terre de notre ancêtre commun à l’homme et au singe : l’Afrique. A travers Tarzan, le réalisateur David Yates aura réussi de sacrés prouesses. La bobine de pellicule fait en effet défiler un décor africain somptueux, magnifié par la 3D. Le public s’extasiera dans une nature qu’il aura l’impression de fouler de son pied.

Tarzan : l’image contre l’esprit

TARZAN
© Warner Bros

Malheureusement, dans le film Tarzan, la richesse et l’esthétisme l’emportent avec panache sur le scénario. Ce dernier ne permet pas aux acteurs d’exprimer leur potentiel. Mais avec Alexander Skarsgård et Margot Robbie (Diversion, 2015 et Suicide Squad, 2016), à la plastique correspondant parfaitement aux critères de beautés contemporains, les spectateurs gavés d’hormones seront ravis de pouvoir lorgner les muscles saillants et suintant de sueur d’un Tarzan torse poil, et s’immerger dans le regard gazelle de Jane. Le fripon de l’histoire, interprété par le prédisposé Christoph Waltz, réussit tout de même à sortir son épingle du jeu, même si ses actes scélérats sont attendus.

Expression de la nature humaine

TARZAN
© Warner Bros

Au cours de ce film construit sur la trame célèbre de Tarzan devant sauver Jane, s’exprime la dualité entre la suprématie des peuples industrialisés et les tribus autochtones. Car le thème sous-jacent traité dans Tarzan est le contrôle. Chacune des sociétés animales sont structurées et hiérarchisés avec la présence d’un mâle ou d’une femelle alpha (dominateur). Un schéma bien connu, où un individu soumet les autres de son groupe. De son côté, le caractère inhérent à l’espèce humaine est celui de vouloir soumettre quiconque, qu’il soit animal, végétal ou humain. Il est étrange d’observer comment la mélanine, pigment naturel de la peau, l’organisation sociale des peuples, l’utilisation du fer et du plomb, l’appartenance à une religion monothéiste peuvent être prétexte à soumettre l’autre. L’ennemi reste l’inconnu.

Même si l’esthétisme domine, à l’image de notre société, vos enfants du stade pré-pubère et au duvet naissant ou installé en sortiront sûrement avec la banane, et peut-être avec une réflexion sur notre condition humaine.

En savoir plus :

  • Date de sortie France : 06/07/2016
  • Distribution France : Warner Bros. France

Pierre L.

Rédacteur / Editor chez Bulles de Culture
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Pierre L.

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