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“Vendeur” (2015) de Sylvain Desclous

Vendeur de Sylvain Desclous ou les retrouvailles d’un père et son fils dans l’exercice d’un métier. Gilbert Melki et Pio Marmai remettent en question leurs principes de vie le temps d’une confrontation. Notre critique. 

Synopsis :

Serge (Gilbert Melki) est l’un des meilleurs vendeurs de France. Depuis trente ans, il écume les zones commerciales et les grands magasins, garantissant à ses employeurs un retour sur investissement immédiat et spectaculaire. Il a tout sacrifié à sa carrière. Ses amis, ses femmes et son fils, Gérald (Pio Marmai), qu’il ne voit jamais. Et sa santé. Quand Gérald vient lui demander un travail pour financer les travaux de son futur restaurant, Serge hésite puis accepte finalement de le faire embaucher comme vendeur. Contre toute attente, Gérald se découvre un don.

 « Je me suis nourri de mon expérience de père, de vendeur » (Gilbert Melki)

 

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© Bac Films

 

Négociateur de talent, capable de convaincre les clients les plus sceptiques, Serge vit cependant dans l’excès : les drogues, l’alcool et les femmes sont la rançon de sa réussite professionnelle. À l’opposé, et bien que tous deux soient animés par une même ambition, son fils Gérald préfère la stabilité de son couple à la vie dissolue de son père.

Gilbert Melki s’est profondément investi dans ce rôle dont il arrive à exprimer la noirceur et l’extrême solitude. L’artiste compare le métier de vendeur à celui d’acteur car dans les deux cas, on s’expose grandement au regard de l’autre : on est dans le show. Et d’ajouter lors de la projection de Vendeur qui s’est tenue au Club de l’Étoile ce lundi 25 avril : « Être acteur, c’est vendre un film. »

 « J’avais envie de me faire plaisir avec des focales, avec des couleurs, avec des gueules » (Sylvain Desclous)

 

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© Bac Films

 

Sylvain Desclous a joué sur la relation élève-mentor entre les deux protagonistes pour nous plonger dans le milieu de la vente, et retranscrire ses particularités et ses codes. Le réalisateur a tenté de faire un film français à l’américaine : « On s’est raconté le cinéma de Michael Mann, de James Gray. » (Gilbert Melki) Dans cet univers ultra-viril, on chauffe les équipes le matin comme si elles allaient au combat, nourries au défi de faire du chiffre, de « signer » le plus possible.

« J’ai imaginé un personnage musical dans une espèce de road movie » (Gilbert Melki)

 

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© Bac Films

 

Une bande son jazzy terriblement efficace accompagne les déambulations nocturnes de Serge à bord de sa fringante voiture. « Il reste de ce tournage une liberté » (Gilbert Melki), et c’est ce sentiment grisant qui définit un temps le VRP au long cours. Ne s’attacher à rien ni personne, jusqu’au jour où l’on décide de se poser. Pour de bon.

 

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En savoir plus :

  • Date de sortie France : 04/05/2016
  • Distributeur France : Bac Films
Gwenaëlle L.P.

Gwenaëlle L.P.

Rédactrice / Editor chez Bulles de Culture
J'aime tous les cinémas, pourvu qu'ils me transportent et me fassent réfléchir.

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