//insérer vidéo facebook
enfr
Accueil / CINEMA / Eddie The Eagle (2016), les années 80 en forme olympique !
EDDIE THE EAGLE-affiche

Eddie The Eagle (2016), les années 80 en forme olympique !

EDDIE THE EAGLE-afficheEddie The Eagle de Dexter Fletcher porte à l’écran l’histoire vraie de Michael « Eddie » Edwards, l’ultime outsider du saut à ski des J.O. d’hiver de 1988 et symbole attachant de l’échec héroïque. Un film sympathiquement fun !
   

Synopsis :

Michael « Eddie » Edwards (Taron Egerton) a toujours eu un seul rêve, participer aux Jeux Olympiques. Le problème, c’est qu’il n’a jamais réussi à briller dans aucun sport. Touché par la persévérance d’Eddie, un ancien champion américain (Hugh Jackman) va devenir son coach afin de l’aider à prendre part aux J.O. d’Hiver de Calgary dans la discipline dangereuse du saut à ski. L’histoire vraie de cet anti-héros qui n’a jamais cessé de croire en lui – même quand la Grande Bretagne toute entière n’y croyait pas.

 

Eddie The Eagle  est un Rasta Rockett nouvelle génération, produit avec l’énergie et l’enthousiasme de l’écurie Marv Films (Kingsman: Services secretsKick-Ass…) et surtout de son duo d’acteurs ultra-cool et séduisant à souhait : Taron Egerton/Hugh Jackman.

La Rasta Recette

 

Impossible de parler de Eddie The Eagle sans penser à Rasta Rockett de Jon Turtletaub (1993). Car les deux films sont conceptuellement identiques: raconter l’histoire vraie d’athlètes atypiques qui n’avaient aucune chance de gagner mais qui, par leur ténacité et leur courage, vont surmonter toutes les épreuves pour aller jusqu’au bout de leur rêve. La recette idéale de tout « feel-good movie » sportif qui se respecte. Alors c’est peut-être très classique et déjà-vu, mais quand ça marche, c’est terriblement efficace!

Mais ce qui rapproche autant Eddie The Eagle de Rasta Rockett, c’est que les deux films partagent le même univers: les jeux olympiques de Calgary de 1988. C’est dans ces jeux d’hiver que la fameuse équipe de bobsleigh jamaïcaine a vu le jour. Elle ne deviendra mondialement connue que quelques années plus tard grâce au film Rasta Rockett

Mais en 88, c’est un autre courageux perdant qui faisait la une de tous les journaux: le skieur britannique amateur « Eddie » Edwards surnommé « The Eagle ». À son tour aujourd’hui de connaître enfin son heure de gloire cinématographique.

Et comme Rasta Rockett avant lui, le film Eddie The Eagle va prendre de très grandes libertés pour porter l’histoire du skieur à l’écran. L’athlète sera d’ailleurs prévenu : seul 10% du film sera véridique. Le reste du film? De la pure fiction. Tel le personnage de Hugh Jackman en coach américain alcoolique tombé du ciel pour entraîner et soutenir l’intrépide Eddie. Un parfait sidekick… créé de toute pièce pour le film.

Car le but ici n’est pas de faire une adaptation fidèle et réaliste des évènements de l’époque. Mais c’est de raconter une fable divertissante qui touche le grand public d’un message optimiste et enthousiasmant. Des bons sentiments servis dans le fun et la bonne humeur.

La touche Marv Films

 

Marv Films est la société de production de l’incontournable Matthew Vaughn. D’abord producteur des trois premiers films de son ami Guy Ritchie (dont les deux succès Arnaques, crimes et botanique (1998) et Snatch (2000)), il se met à la réalisation en produisant Layer Cake en 2004 — un succès qui servira aussi de tremplin à Daniel Craig, 007 en devenir.

La renommée de Matthew Vaughn va s’affirmer rapidement avec Kick-AssX-Men First Class, et plus récemment, Kingsman: Services secretsqui révéla le jeune Taron Egerton au grand public. La marque de fabrique du réalisateur/producteur: renouveler les codes de genres assumés avec une jubilation cinéphile électrique et contagieuse.

Cette énergie, on la retrouve dans Eddie The Eagle. Dexter Fletcher, réalisateur du film, est un ami de longue date de Matthew Vaughn qui lui confie le projet. Ils sont sur la même longueur d’onde —Dexter a joué dans la plupart des films de Vaughn— et partagent la même passion à mettre en scène en s’amusant avec les codes et le récit. À l’image de cette séquence où le personnage de Hugh Jackman, bien éméché et la clope au bec, effectue un saut spectaculaire, filmé au ralenti avec un « swag » exagéré, totalement jouissif et gratuit. 

Le réalisateur Dexter Fletcher s’éclate et prend son pied avec les acteurs qui le lui rendent bien. Une « vibe » enthousiaste et sincère qui contamine ainsi le tournage, le film et finalement le spectateur.

Un duo irrésistible

 

Après son premier rôle charismatique dans le film d’action Kingsman: Services secrets, Taron Egerton fait un impressionnant grand écart pour Eddie The Eagle. Méconnaissable sous les traits ingrats du gentil ringard « Eddie » Edwards, le jeune acteur réussit à flirter avec la bouffonnerie et le ridicule sans jamais perdre la sympathie du spectateur. On ne rigole pas de lui, mais avec lui. Un équilibre essentiel qui permet de conserver le ton enjoué et humoristique du film tout en restant crédible et touchant.

Taron Egerton peut en plus compter sur un sidekick de rêve. Hugh Jackman, plus connu sous les griffes de Wolverine dans la franchise X-Mens’en donne à cœur joie dans ce second rôle de coach alcoolique en quête de rédemption. Tout le charme et le charisme naturel de l’acteur australien vient parfaitement contrebalancer l’énergie et la force du jeune Taron.

Les deux comédiens emportent le film avec aisance et une complicité totale. Le duo fonctionne tellement bien que le réalisateur n’a presque plus qu’à dérouler l’histoire. Une facilité à double tranchant qui frôlerait presque la complaisance. Le contrecoup se ressent par moment dans la narration qui prend un peu trop son temps et manque parfois de rythme. Mais avec les deux stars et la recette « feel-good » bien établie, difficile de se planter.

 

Eddie The Eagle est un film fun, léger et bon enfant. Il célèbre les années 80 avec gaîté plutôt qu’avec nostalgie, dans une énergie débordante servie par l’enthousiasme sincère du metteur-en-scène et de son suprême duo d’acteurs.

Un film tout public plein de bons sentiments et d’optimisme inconditionnel, genre en voie de disparition aujourd’hui, à une époque de plus en plus cynique et désenchantée. Alors si vous avez un petit coup de blues ou si vous voulez passez un bon moment seul ou en famille, faites le saut… dans les salles de cinéma!

 

 

En savoir plus :

  • Date de sortie France : 4 mai 2016

  • Distributeur France : Twentieth Century Fox France

Check Also

Les Gardiens de la Galaxie Vol.2 affiche

[CRITIQUE] « Les Gardiens de la Galaxie Vol. 2 » (2017) de James Gunn

Après le succès inattendu du premier opus, James Gunn rempile pour Les Gardiens de la …

Affiche Message From The King

[CRITIQUE] « Message From The King » (2017) : Fabrice du Welz à L.A.

Le belges Fabrice du Welz est parti aux États-Unis pour tourner son film Message From The …

Laisser un commentaire