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Sleeping Giant (2015), la jeunesse retrouvée

AFF_SLEEPING_40x60_DEFSleeping Giant d’Andrew Cividino est un film qui aura marqué le cinéma canadien en 2015. Depuis sa présentation au Festival de Cannes, le réalisateur est devenu le petit prodige du nouveau monde. Notre critique.

Synopsis :

Adam (Jackson Martin) est adolescent timide qui passe l’été avec ses parents au bord d’un lac. Sur son lieu de villégiature, il rencontre Riley et Nate, cousins téméraires. Les deux compères vont entrainer Adam dans leurs débauches de jeunes adultes, entre découverte des filles et cascades en haut du montagne. Mais la révélation du secret d’Adam va faire l’effet d’une bombe dans cette bande inconsciente.

Sleeping Giant : l’adolescence perdue

© D. R.
© D. R.

Ils sont beaucoup de films à traiter du passage de l’enfance à l’âge adulte. Très souvent, les désordres amoureux, voir sexuels, de l’adolescent créent la dramaturgie du film. Dans L’Eveil d’Edoardo (2014) de Duccio Chiarini, le protagoniste apprenait à avoir une vie sexuelle malgré un problème physique lié à son pénis. Dans Bang Gang (2014) d’Eva Husson, c’est la folle libéralisation partouzienne des jeunes qui est mise en avant. Sleeping Giant s’inscrit dans cette mouvance de découverte sexuelle chez les adolescents tout en conservant une certaine pudeur dans les propos et un certain non-dit.

Une mise en scène posée, voire lente

© D. R.
© D. R.

La mise en scène de Sleeping Giant, relativement lente, centré le personnage d’Adam. Les plans suggestifs, notamment lors des scènes de basket, où l’on voit le regard du protagoniste se jeter sur ses amis, ne laissent pas d’incertitude sur les complexes homosexuelles de cet enfant timide qui n’ose pas se révéler. Car l’histoire traite bien de cet enfermement intérieur que le héros subit en découvrant qu’il est en décalage avec les autres. On peut regretter que cette gêne intérieure ne soit pas un peu plus explicite et que l’évolution du scénario se perde dans des considérations dramatiques qui font perdre l’attachement que le spectateur peut avoir envers Adam.

Gus Van Sant, une source d’inspiration ? 

© D. R.
© D. R.

Parfois, on s’ennuie un peu, même si la caméra du réalisateur sait capter un paysage majestueux avec l’intervention d’images d’archives tournées par Andrew Cividino lorsqu’il avait 16 ans. On ne peut s’empêcher de penser que Sleeping Giant avec le concours de Gus Van Sant aurait été une pure merveille, tant son réalisateur semble imprégner des problèmes existentiels des jeunes.

 

En savoir plus :

  • Date de sortie France : 10 février 2016
  • Distributeur France : KMBO
Antoine Corte

Antoine Corte

Rédacteur en chef adjoint / Deputy editor in chief chez Bulles de Culture
Toujours à défendre le cinéma français, j'aime particulièrement faire découvrir les films à petites sorties mais à portée universelle.

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