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[INTERVIEW] Antarès Bassis et Sophie Hiet (« Trepalium »)

Un sujet brûlant, un traitement inattendu, Trepalium est une nouvelle série d’Arte, une série d’anticipation, une quasi-première pour la TV française. Il n’en faut pas plus pour créer l’attente ! Nous avons pu rencontrer ses deux auteurs, Antarès Bassis et Sophie Hiet, au Festival de Fiction TV de La Rochelle

Synopsis :

Dans un futur proche, des destins romanesques se tissent dans un monde où 80 % de sans-emplois font face à une minorité d’actifs. Deux  espaces séparés par un mur d’enceinte, un seul checkpoint. Cédant à une menace terroriste, le gouvernement impose aux salariés un quota d’ »employés solidaires » triés sur le volet. La famille de Ruben Garcia (Pierre Deladonchamps), un ingénieur en pleine ascension, est contrainte d’embaucher l’intrépide Izia (Léonie Simaga), qui rêve d’offrir un nouveau destin à son jeune fils Noah (Nemo Schiffman)…

Interview d’Antarès Bassis et Sophie Hiet
pour la série « Trepalium »

 

Trepalium
© Jean-Claude Lother

 

Bulles de Culture : Racontez-nous comment cette aventure Trepalium a commencé ?

Antarès Bassis : J’avais écrit un moyen métrage que j’ai aussi réalisé dont l’idée était qu’un gouvernement forçait les hauts salaires à héberger un chômeur à domicile. On s’intéresse beaucoup, avec Sophie, à la question du travail dans la société. On avait envie de développer cette histoire et ce concept dans la durée. Et un jour, on en a parlé à une productrice. On a radicalisé l’idée de base, mais on avait aussi envie de romanesque, de parler de différents acteurs. Arte était notre premier choix. On leur a d’abord présenté le projet comme un unitaire, puis dans les appels d’offres de 3x52mn. Il s’est trouvé qu’ils n’en faisaient plus donc on est allé sur du 6x52mn.

Bulles de Culture : Après le Fonds d’Innovation du CNC, vous avez eu des contacts en production ?

Sophie Hiet : En fait, on a déposé au fonds d’aide du CNC et en même temps à Arte. On a rencontré Frédéric Krivine au CNC, alors même qu’on venait de signer avec Arte. Du coup, on était un peu embêté, on s’est dit qu’il n’allait pas nous donner le fonds d’aide (rires), mais Krivine nous a laissé le fonds d’aide, sachant qu’Arte n’a pas énormément de moyens ! Forcément, on était ravi ! Arte, c’est deux fois moins de budget que Canal +, mais c’est un super endroit pour la créativité, on a adoré travaillé ensemble.

Bulles de Culture : Quel est l’angle sous lequel vous avez abordé la série Trepalium ? L’esclavagisme moderne, le romanesque… ?

Sophie Hiet : On avait vraiment envie d’aller sur les personnages, d’être dans l’émotion. Une fois le principe de l’univers établi, le fait d’avoir des vrais trajectoires intimes me semble vraiment important dans le cas d’une série. On ne voulait pas être dans un discours militant, dénonciateur. On ne voulait pas juger qui que ce soit, mais au contraire comprendre tous les points de vue, ne pas condamner les actifs. Au contraire, montrer qu’il y a la même souffrance pour eux. Qu’on soit d’un côté du mur ou de l’autre, il y a une même souffrance.

Bulles de Culture : L’angle a évolué au cours du temps ou vous êtes restés sur la même ligne ?

Sophie Hiet : Non, c’est resté comme ça. L’idée était née d’une envie de faire de l’anticipation. Le postulat de base, un gouvernement qui impose à un actif de prendre un chômeur, forcément, ça relève de l’anticipation et on trouvait intéressant de décaler, d’imaginer. C’est plus facile d’aborder cela sous cet angle. Après, on a radicalisé le postulat car on a imaginé 80% de chômeurs, on a imaginé un mur d’enceinte, les actifs séparés physiquement des sans-emplois, donc là, quand on a réfléchi il y a quatre ans, on a cherché à installer au maximum un univers très spécifique, très radicalisé.

Antarès Bassis : C’est vraiment l’absurdité de la situation que l’on voulait traiter.

Bulles de Culture : L’absurdité de la situation, c’est : quelles sont les conséquences d’une telle situation chez les personnages ?

Sophie Hiet : Oui, voilà. Et ce qui se développe sur les 6 épisodes, ce sont les frontières des deux côtés du mur qui se brouillent de plus en plus et le bouleversement que cette mesure provoque.

Antarès Bassis : En fait, on avait un concept qui était assez philosophique, et on avait des propositions de personnages, et quelques idées de pilote et la chaîne a été séduite plus par les propositions de personnages que par l’histoire.

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