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Martin Scorsese, L’exposition

MartinScorsese-Lexposition-AfficheAvant la ruée Star Wars le 16 décembre 2015, retour sur la superbe exposition que la Cinémathèque française consacre au cinéaste new-yorkais Martin Scorsese depuis le 14 octobre. Voici les 5 raisons de ne pas rater “Martin Scorsese, L’exposition”, coup de cœur pour Bulles de Culture !
     

Si l’année 2015 va voir  le grand retour de Star Wars au cinéma depuis 2005, il aura aussi vu le bel hommage rendu à Martin Scorsese en France à travers la remise du Prix Lumière (prix récompensant une personnalité ayant marqué l’Histoire du cinéma) au festival Lumière de Lyon, rétrospective et réédition de ces films – en particulier, les documentaires Voyage avec Martin Scorsese à travers le cinéma américain (1995) et Voyage avec Martin Scorsese à travers le cinéma italien (1999) dont nous parlerons plus loin -, et bien sûr l’exposition à La Cinémathèque française.

Si l’Exposition François Truffaut de l’année dernière nous avait laissé un peu sur notre faim, impossible de contenir son plaisir de cinéphiles devant “Martin Scorsese, L’exposition”. Les commissaires de l’exposition Kristina Jaspers et Nils Warnecke (Deutsche Kinemathek), en collaboration avec Matthieu Orléan (La Cinémathèque française), nous ont concocté une magnifique immersion dans l’univers scorsesien et ce, dès l’entrée où une première salle diffuse sur 4 écrans géants des images (photos, extraits de films) du maître, en jouant sur la multiplication, la répétition, la duplication et la comparaison de ses films.

Divisée en 5 parties (de nouveaux héros, crucifixion, au cœur de New York, inspirations et maestria), l’exposition est une vraie réussite.

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1/ La subtile traduction

des panneaux explicatifs
     

La première qualité de “Martin Scorsese, L’exposition” est la très bonne idée des commissaires d’exposition d’avoir mis les panneaux explicatifs en français, en anglais et… en italien. Très bonne idée et aussi joli clin d’œil au pays d’origine des parents de Martin Scorsese – ils sont d’origine sicilienne – car la famille est très importante pour l’homme et le cinéaste.

La première partie de l’exposition montre d’ailleurs sa famille italo-américaine, avec notamment sa mère qui a joué à plusieurs reprises la « mamma italienne » dans ses films et notamment dans le fameux moyen-métrage documentaire qu’il a réalisé sur ses parents en 1974, Italianamerican.

Mais si les parents sont importants dans ses films, les relations fraternelles également où se jouent très souvent entre frères des rapports à la Abel et Caïn comme entre Robert de Niro et Joe Pesci dans Raging Bull (1980).

2/ Des extraits de films cultes
   

La seconde qualité de “Martin Scorsese, L’exposition” est bien sûr ce que l’on attend de ce genre d’exposition consacré à un cinéaste, c’est-à-dire le  plaisir de revoir des extraits de ses films marquants. Et pour notre plus grand bonheur, de nombreux films vont nous accompagner sur le parcours :

  • le court-métrage choc The Big Shave (1967) ;
  • les longs métrages cultes comme Mean Streets (1973), Taxi Driver (1976), Raging Bull ou Les Affranchis (1990) ;
  • les long métrages plus récents comme Aviator (2004), Les Infiltrés (2006) ou  Hugo Cabret (2011) ;

Un mot, daté du 20 octobre 1998, du cinéaste français Alain Resnais  le félicitera d’ailleurs pour son Kundun (1997) qui, dit-il, « s’enroule et se déroule dans cesse dans [sa] tête. C’est un phare qui tourne en éclairant tous vos films précédents ».

 3/ De nombreux documents de travail
       

La troisième qualité de “Martin Scorsese, L’exposition” sont les nombreux documents de travail qu’exposent la Cinémathèque française. Documents qui sont souvent annotés de la main même du cinéaste. Il y a notamment des petits dessins de storyboards dessinés par Martin Scorsese lui-même qui sont très précis sur le cadrage.

Il y a aussi d’autres documents de travail faits par ses collaborateurs :

  • des scénarios annotés de manière manuscrite par lui,
  • des mots échangés avec l’équipe lors de la préparation des films,
  • des photos de repérages,
  • des agendas de tournage,
  • des polaroids de la scripte pour les raccords,
  • des photos de tournage,
  • des maquettes de costumes, notamment ceux de la costumière Sandy Powell pour Gangs of New York (2002),
  • une série de photos d’essai de tatouages sur Robert de Niro pour Les Nerfs à vif (1991)
  • des maquettes de décors comme ceux du décorateur italien Dante Ferretti avec lequel Scorsese travaille depuis Le Temps de l’innocence (1993),
  • des documents de travail de sa monteuse Thelma Schoonmaker – à ses côtés depuis Raging Bull pour lequel elle a eu un Oscar – comme le grand tableau original de montage pour Hugo Cabret,

4/ La cinéphilie du cinéaste
    

La quatrième qualité de “Martin Scorsese, L’exposition”, c’est de revenir sur la passion de Scorsese pour le cinéma – création en 1990 de The Film Foundation, avec Steven Spielberg et Stanley Kubrick entre autres, pour protéger et préserver les œuvres de l’Histoire du cinéma – et sur son admiration pour Alfred Hitchcock.

Une admiration telle pour le cinéaste britannique que Scorsese ira jusqu’à travailler avec certains de ses anciens collaborateurs :

  • le compositeur Bernard Hermann pour Taxi Driver,
  • le chef décorateur Henry Bumstead pour Les Nerfs à vif,
  • et le graphiste américain Saul Bass pour les génériques des Les Affranchis, Les Nerfs à vif, Le Temps de l’innocence et Casino (1995).

Nous apprenons même que Scorsese a réalisé un remake de la scène de la cymbale au Carnegie Hall de L’Homme qui en savait trop (1956) de Hitchcock pour un film publicitaire (The Key to Reserva, 2007) pour une marque d’alcool espagnole (Freixenet).
     

5/ Les voyages avec Martin Scorsese
     

Voyages-avec-Martin-Scorsese-a-travers-les-cinemas-americain-et-italien-dvdLa cinquième et dernière qualité de “Martin Scorsese, L’exposition” ne concerne pas tout à fait l’exposition mais plus un prolongement de l’exposition, voire une idée de cadeau de Noël, avec l’excellente réédition en coffret DVD Voyages avec Martin Scorsese à travers les cinémas américain et italien par Arte Éditions.

Dans les passionnants documentaires déjà cités, Voyage avec Martin Scorsese à travers le cinéma américain et Voyages avec Martin Scorsese à travers le cinéma italien, le cinéaste nous fait partager les films qui l’ont marqué et qui du coup, raconte aussi une Histoire du cinéma.

 

“Je vais vous parler des films qui ont nourri mes rêves,
changé ma sensibilité et parfois même bouleversé ma vie.
Des films qui à tort ou à raison m’ont poussé
à devenir réalisateur moi-même.”

Un must-see!

Une exposition à ne pas rater !
     

Bref, voilà pourquoi “Martin Scorsese, L’exposition” est une exposition de La Cinémathèque française à ne surtout pas rater !
    

 

     
En savoir plus :

  • LE MOIS DU CINÉASTE : Martin Scorsese
  • Martin Scorsese, L’exposition du 14 octobre 2015 au 14 février 2016 à La Cinémathèque française (Paris, France). Du lundi au samedi (sauf fermeture mardi, 25 déc. et 1er janv) de 13h à 19h, nocturne le jeudi jusqu’à 22h
  • Voyages à travers les cinémas américain et italien est disponible en DVD chez Arte Éditions depuis le 7 octobre 2015

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Jean-Christophe Nurbel

Rédacteur en Chef / Editor in Chief chez Bulles de Culture
Accro aux films, aux pièces de théâtre, aux séries et à la culture en général, j'aime les œuvres qui me surprennent.

Top 3 Cinéma : "À bout de souffle" (1960), "Blade Runner" (1982), "Casablanca" (1942)
Top 3 TV : "Engrenages" (2005-...), "The Wire" (2002-2008), "Twin Peaks" (1990-1991)
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