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Avril et le monde truqué (2015) de Franck Ekinci et Christian Desmares

avril-et-le-monde-truque-afficheCristal du long-métrage au Festival international du film d’animation d’Annecy 2015, Avril et le monde truqué de Franck Ekinci et Christian Desmares nous fait poser un autre regard sur Paris à travers le récit d’une uchronie (« réécriture de l’Histoire à partir de la modification d’un événement du passé », Wikipédia) et le style visuel si caractéristique du dessinateur et auteur de bandes dessinées Tardi .
      

Synopsis :

1941. Le monde est radicalement différent de celui décrit par l’Histoire habituelle. Napoléon V règne sur une France où les savants disparaissent les uns après les autres. C’est dans ce monde resté à l’ère du charbon et de la vapeur qu’une jeune fille, Avril, part à la recherche de ses parents, scientifiques disparus, en compagnie de son chat Darwin…

     
L’univers de Tardi
             

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© StudioCanal

       
L’un des intérêts de découvrir cet Avril et le monde truqué est donc de voir une nouvelle adaptation de Tardi au cinéma. Après la transposition en prise de vue réelle par Luc Besson (Les Aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec, 2010) de la série éponyme de bandes dessinées, le film de Franck Ekinci et Christian Desmares est un long métrage  d’animation original qui s’appuie sur l’univers graphique du dessinateur. Dès les premières images du générique d’Avril et le monde truqué, nous sommes plongés dans les dessins (animés) de Tardi avec notamment le petit clin d’oeil à Adèle Blanc-Sec avec le fameux ptérodactyle de la série dans un coin de l’image. Ensuite, après un prologue qui met en place le contexte du récit – c’est-à-dire le kidnapping de savants qui change le cours du temps et créé un monde resté à la vapeur et au charbon -, nous voilà accrochés aux basques d’une Avril, aux traits proches de la fameuse Adèle, en quête de ses parents disparus.
    

Des références visuelles

au steampunk et au Studio Ghibli
           

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© StudioCanal

      
Avril et le monde truqué
a un visuel décalé et sombre où les déplacements se font avec d’étonnants véhicules à vapeur et où la guerre menace d’éclater à tout moment. On pense bien évidemment au style des machines à vapeur du steampunk mais aussi à l’univers du Studio Ghibli et à celui de Hayao Miyazaki au niveau de l’animation. C’est notamment le cas lors d’une scène de course-poursuite très drôle et pleine de rebondissements entre des policiers et la famille d’Avril. En effet, les déplacements en groupe des policiers peuvent faire penser à ceux de Scotland Yard dans la série animée Sherlock Homes (1984-1985) de Miyazaki. Surtout lorsqu’au moment où Avril et ses parents réussissent à fuir par les airs sur un dirigeable piloté par un vélo, les policiers essaient de les retenir en grimpant les uns sur les autres pour former une échelle humaine.
      

      
De même, les mouvements des nombreux véhicules à vapeur du film font aussi penser à Miyazaki et en particulier l’un d’entre eux qui est proche de celui du Le Château ambulant (2004).
     

Un récit rythmé et un trait original
      

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© StudioCanal

             
En plus de ces excellents références, Avril et le monde truqué propose un récit rythmé, un trait original et une thématique écologique tout à fait dans l’air du temps. Le film s’appuie aussi sur un incroyable casting (Marion Cotillard, Philippe Katerine, Jean Rochefort, Olivier Gourmet, Bouli Lanners) pour donner une voix à chacun de ces personnages haut en couleurs. Mention spéciale à Jean Rochefort pour son interprétation du trublion grand-père d’Avril.      Bref, Avril et le monde truqué est un bon divertissement pour petits et grands à découvrir en salles.
     

      
En savoir plus :

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