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Lolo (2015), Tanguy ou psycho ?

Lolo-afficheTrois ans après Two days in New york (2012), Julie Delpy revient aux affaires  avec Lolo, histoire d’une relation particulière entre un fils et sa mère. Dany Boon, Vincent Lacoste et Karin Viard se joignent à la réalisatrice, une fois de plus devant et derrière la caméra, pour une affiche alléchante qui tient toutes ses promesses.

Synopsis :

En thalasso à Biarritz avec sa meilleure amie, Violette (Julie Delpy), quadra parisienne travaillant dans la mode, rencontre Jean- René (Dany Boon), un modeste informaticien fraîchement divorcé. Après des années de solitude, elle se laisse séduire. Il la rejoint à Paris, tentant de s’adapter au microcosme parisien dans lequel elle évolue. Mais c’est sans compter sur la présence de Lolo (Vincent Lacoste), le fils chéri de Juliette, prêt à tout pour détruire le couple naissant et conserver sa place de favori.
   

Femmes seules, 40 ans et plus,

avec enfant
 

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©‎ D.R.

    
La réalisatrice Julie Delpy dresse tout d’abord dans ce film un portrait sans complaisance de femmes seules à un âge dit critique. Avec une Violette faussement désabusée et sa meilleure amie, une Ariane (Karin Viard)  faussement résignée, on a deux échantillons très parlants de l’attitude des femmes face à cette situation. Cela donne des personnages parfois irritants mais au final attachants et auxquels il est facile de s’identifier.

All you need is love chantaient The Beatles mais encore faut-il savoir le gérer lorsqu’enfin, il se présente, surtout quand il arrive quand on ne s’y attend plus et d’un univers totalement inconnu. Une situation pas toujours simple à laquelle s’ajoute un élément hautement perturbateur qui vient de l’intérieur…
    

Tanguy ou psycho ?
   

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©‎ D.R.

   
Julie Delpy dépeint également la relation mère-fils, dans une de ses variantes dramatiques, soit celle où un fils décide de rester seul maître à bord dans la vie de sa mère. Violette a-t-elle trop couvé son Lolo ? La solitude dans laquelle elle se retrouve – et à laquelle il a ardemment participé – explique-t-elle son aveuglement face aux manipulations de son fils adoré ?

On ne prendra pas le temps de trouver une explication, bien trop occupé qu’on est à découvrir les exactions fort créatives de ce petit démon. Le pauvre Jean-René, fraîchement débarqué n’est certainement pas préparé, ce qui donne lieu à une avalanche de situations gags.
     

Casting super star et dialogues super hard
   

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©‎ D.R.

    
Si Dany Boon dans le rôle de Jean-René commence le film avec les airs benêts qui ont fait son succès – les grimaces à la Jim Carrey en moins heureusement -, le simple provincial évolue lentement mais sûrement dans un mode hostile. Sans perdre totalement son atout principal, sa simplicité, il augmente même son quotient charme. Cela nous fait découvrir une nouvelle palette de jeu de l’acteur, nous donnant envie de le voir plus souvent dans un rôle de lover.

Vincent Lacoste est juste excellent dans ce mélange de candeur et de vice qu’est Lolo, confirmant sa maturité dans son art.

En Violette, Julie Delpy, égale à elle- même, joue parfaitement le rôle de cette femme pleine de phobies et de névroses.

Mention spéciale à Karin Viard, toujours très bon second couteau et qui n’est pas sans rappeler le personnage de Samantha dans la série Sex in The City. Soit une femme affranchie de tous tabous mais qui peut encore se laisser surprendre par ce gros cliché qu’est l’amour.

Au-delà ce formidable trio d’acteurs, on aime la jouissive acidité des dialogues. Le film est une petite mine de répliques (bientôt ?) cultes que l’on entendra sûrement à la pause café.

Lolo est donc une comédie plutôt bien ficelée dont la fin – attention spoiler ! – nous fait découvrir, (trop) furtivement pour qu’on en retienne le visage, un nouveau personnage : la plutôt boudeuse fille de Jean- René – fin spoiler ! –.

Et dès lors, parce qu’on connaît le penchant de Julie Delpy pour les suites – Before Sunrise (1995), Before sunset (2004), Before Midnight (2013) réalisés avec Richard Linklater et Ethan Hawke -, on peut se dire qu’on n’en a peut-être pas fini avec Lolo. Et pour cette idée d’un  Lolo qui se trouverait un alter ego, d’ores et déjà on signe !
    

     
En savoir plus :

  • Date de sortie France : 28/10/15

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