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Le mystère du lac - image
© Elephant Story / TF1

[INTERVIEW] Jeanne Le Guillou et Bruno Dega (“Le mystère du lac”)

“La seule série qui était sortie quand on a écrit ça, c’était The Killing

Le mystère du lac - image
© Elephant Story / TF1

Bulles de Culture : Avez-vous été influencé par une série ?

Bruno Dega : La seule série qui était sortie quand on a écrit Le mystère du lac, c’était The Killing. On ne s’est pas inspiré de The Killing mais ça nous a confirmé que c’est ça qu’on avait envie de faire.

Jeanne Le Guillou : Oui, parce que The Killing, c’est plus urbain, il pleut tout le temps. Mais on a trouvé justement que dans cette série, ce qui était magnifique, c’est que même le climat joue le rôle d’un personnage, vraiment. Donc c’est super important. On aimait beaucoup les personnages, tous très attachants, très profonds. C’était aussi une des premières séries où on abordait un meurtre aussi du point de vue des parents… Il y a une espèce d’empathie qui nous sort du domaine du polar pur. C’est ce qui nous a donné envie d’aborder ce genre autrement. Maintenant, pour les polars, il y a beaucoup d’écritures différentes pour aborder une histoire avec un meurtre, une disparition… On n’est plus sur une enquête, on est sur des sentiments, des choses troubles. Je trouve ça super intéressant.

Bulles de Culture : Et Broadchurch ?

Jeanne Le Guillou : Broadchurch est sortie après qu’on ait commencé à écrire et on était extrêmement troublé car  il y avait un des personnages de notre histoire  qui était un personnage proche de celui dans Broadchurch et on l’a supprimé [NDLR : il s’agit du personnage du prêtre].

[ATTENTION SPOLIER]

Bulles de Culture : La fin du Mystère du lac nous surprend par sa noirceur dans le face-à-face entre les deux femmes jusqu’à cette dernière image avec la petite fille. Est-ce que c’est TF1 qui vous a obligé à finir comme ça ou c’est vous qui…

Bruno Dega : Non, c’est nous, c’était écrit. S’il ne se passe ça, il n’y a pas de résolution, le méchant n’est pas arrêté.

Jeanne Le Guillou : Là, on laisse une porte ouverte.

Bruno Dega : Nous, on trouvait ça intéressant que jusqu’à la dernière seconde, on se dise : “putain, on sait qui c’est mais il ne sera jamais arrêté”. Et il y a ce petit truc qui dit : “ah, peut-être quand même”. On aimait finir avec ce côté tendre de la gamine.

Jeanne Le Guillou : Un peu d’espoir quand même.

Bruno Dega : En tout cas, même avec ce qui se passe à la fin, le témoin qui pourrait témoigner n’a de toute façon rien vu. Lise et les autres espèrent mais si on regarde bien, Chloé n’a rien vu. Elle ne peut pas avoir vu, c’était 15 ans avant.

Jeanne Le Guillou : C’est pas gagné.

Bulles de Culture : Donc il y aura une saison 2 ?

JLG : (rires) Non, je ne crois pas. Pas là-dessus en tout cas.

Propos recueillis au Festival de la Fiction TV de la Rochelle 2015 en compagnie de la blogueuse Élodie L. du blog Sur Nos Écrans.

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Jean-Christophe Nurbel
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Jean-Christophe Nurbel

Rédacteur en Chef / Editor in Chief chez Bulles de Culture
Accro aux films, aux pièces de théâtre, aux séries et à la culture en général, j'aime les œuvres qui me surprennent.

Top 3 Cinéma : "À bout de souffle" (1960), "Blade Runner" (1982), "Casablanca" (1942)
Top 3 TV : "Engrenages" (2005-...), "The Wire" (2002-2008), "Twin Peaks" (1990-1991)
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