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Souvenirs de Marnie (2014), la nostalgie de Ghibli

 
Hiromasa Yonebayashi, géniteur du coquin et naïf Arrietty : Le petit monde des chapardeurs,  revient avec  Souvenirs de Marnie (思い出のマーニー, 2014), un deuxième long métrage d’animation sensible et une très belle  adaptation du roman When Marnie was there de Joan G. Robinson (1967), classique de la littérature de jeunesse anglais.

Après Le Vent se lève et Le conte de la princesse Kaguya, deux derniers chefs d’œuvres de Miyazaki-san et Takahata-san, Souvenirs de Marnie nous laisse sur une note douce et enfantine, comme pour mieux nous dire adieu, avec son titre teinté de nostalgie, sonnant d’ores et déjà comme une préfiguration d’une fin annoncée du Studio Ghibli.

Synopsis : Très solitaire, et renfermée, Anna a perdu ses parents très jeune, et vit en ville avec ses parents adoptifs. Lorsque son asthme s’aggrave, sa mère adoptive l’envoie chez des parents, les Oiwa, qui vivent près de la mer dans un petit village au nord d’Hokkaïdo. Pour Anna, c’est le début d’un été d’aventures qui commence par sa découverte d’une grande demeure construite au cœur des marais, non loin du village. Même si elle semble avoir quelque chose de familier pour elle, La Maison des Marais, comme l’appellent les villageois, est inhabitée depuis bien longtemps. Et c’est là-bas qu’elle va faire la rencontre d’une étrange et mystérieuse fille : Marnie…

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© 2015 Nibariki – GNDHDDTK

Pour réaliser son nouveau long métrage, Hiromasa Yonebayashi (intervalliste et animateur clé de Hayao Miyazaki et Isao Takahata) a travaillé plus de 18 mois avant la production et s’est entouré de deux grand maîtres du fameux studio japonais, Masashi Ando, superviseur de l’animation – collaborateur de Miyazaki et de Takahata sur Le voyage de Chihiro et Le conte de la princesse Kaguya entre autres – et l’expérimenté Yohei Taneda – il a travaillé auprès des plus grands cinéastes japonais et étranger dans le cinéma en prise de vue réelles – qui collabore pour la première fois en tant que chef décorateur d’un film d’animation.

© 2015 Nibariki – GNDHDDTK

Même si le film est adapté d’un  des roman favoris de Hayao Miyazaki, Yonebayashi signe ici une œuvre personnelle et singulière, indéniablement plus aboutie dans la mise en scène et le scénario que son précédent film.
L’utilisation d’une palette de  couleur douce, la lenteur des plans, la présence du marais apporte une dimension nouvelle aux films du Studio Ghibli et le soin apporté à chaque détail (plans du silo, du marais, de la maison du marais) crée une uniformité exempte de son précédent film. On regrettera peut être le manque d’humour du film, l’aspect humoristique du film tenant principalement au couple Oiwa, hôtes estivaux d’Anna, de simples bons vivants dont le physique opposé prête tout de suite à sourire.

© 2015 Nibariki – GNDHDDTK

Différente des autres jeunes filles de son âge, Anna, 12 ans, jeune fille timide et renfermée, trouve refuge dans le dessin. Sans le savoir, ses esquisses répétées seront l’exacte réplique d’une maison enchanteresse, La Maison des Marais, qu’elle découvrira fortuitement lors d’un voyage initiatique à la montagne. Initialement prévu par sa mère adoptive comme voyage pour le  traitement de son asthme, il se révélera finalement être le lieu d’épanouissement personnel  et psychologique d’Anna qui saura y trouver des réponses à son mal être.

Marnie, deuxième personnage principale du film – jeune fille blonde dont les airs ne sont pas sans nous rappeler les héros de la fameuse Nippon Production – et amie précieuse et double onirique d’Anna, expressive et sociable, permettra à celle-ci de surpasser ses craintes afin de remonter le fil de son histoire et de comprendre ainsi ses origines.

© 2015 Nibariki – GNDHDDTK

On pourrait se contenter uniquement de ce qu’Hiromasa Yonebayashi nous donne à voir, soit un joli conte de jeunesse transcrivant une relation amicale indéfectible, liée par le sang comme le reprend une scène entre Anna et Marnie sur le bateau, serment de leur amour et de leur fidélité l’une à l’autre. Pourtant, comme La Maison des Marais n’est qu’une illusion, le récit narratif de Souvenirs de Marnie cache de nombreux rebondissements et traite non seulement de l’amitié entre deux jeunes filles mais également et surtout du passage de l’enfance à l’âge adulte qu’est l’adolescence, de son lot de désillusions, d’incertitudes et de changements mais aussi de joies, de nouvelles rencontres, de dépassement de soi et de créativité.

Plonger dans cet univers, situé entre imaginaire joyeux et triste réalité, c’est rencontrer une jeune fille dont l’épopée intérieure vous ramènera très probablement à quelques émois familiers.

“Je ne laisserai personne dire que sans Takahata et Miyazaki, le studio est incapable de faire un bon film”, a dit Hiromasa Yonebayashi.

Ça tombe bien, on était loin d’être de cet avis !

 

En savoir plus :
– http://www.disney.fr/films/souvenirs-de-marnie (site officiel de l’univers de Disney)
https://www.facebook.com/GhibliFrance (Facebook officiel du Studio Ghibli)

4 Commentaires

  1. bonjour,
    excusez moi de vous déranger, savez vous s'il est possible de trouver le livre d'où l'histoire est tirée?
    cordialement
    titoulematou

    • Bonjour,

      Vous pouvez trouver le livre "When Marnie Was There" sous format poche ou Kindle sur Amazon.fr, mais par contre, il ne semble pas exister de version française.

    • bonjour,
      merci pour vos indications! J'ai beaucoup aimé le film, un peu de douceur dans ce monde de brutes, de magnifiques dessins et de belles couleurs!
      Bonne journée !
      titoulematou

  2. Est-ce qu’un mélomane pourrait me dire quelle est l’inspiration du compositeur pour la petite musique récurrente du film : c’est une transposition orchestrée d’une pièce de guitare que j’ai entendue, mais je n’arrive plus à trouver laquelle ? Merci.

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