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“Daredevil” saison 1, une série coups de poing !

Netflix, Marvel Television et ABC Studios sont sur un bateau. La série Daredevil avec le showrunner Steven S. DeKnight (Spartacus) ne tombe pas à l’eau. Fallait-il la pousser ? Notre avis.
   

Synopsis :

Aveugle depuis l’enfance mais doté de sens sur-développés, Matt Murdock (Charlie Cox) combat l’injustice en tant qu’avocat le jour, et super-héros “Daredevil” la nuit, dans le quartier new-yorkais de Hell’s Kitchen.

Après une adaptation cinématographique – réalisée par Mark Steven Johnson en 2003 et avec Ben Affleck dans le rôle-titre – au résultat plutôt mitigé, la franchise Marvel, Daredevil, a donc droit à son tour à sa déclinaison en série télévisée, soit 13 épisodes de 50 à 60 minutes.

Un être de chair et de sang

 

© Barry Wetcher
2014 Netflix, Inc. All rights reserved

Comme la surprise Arrow de chez DC Comics, Daredevil nous  propose un univers noir et réaliste où la loi universelle de la gravité s’applique – même si Arrow a peu à peu dévié de ce principe – : le poids et la chute des corps.
Avec ce personnage inhabituel, la série insiste sur les sens, notamment le toucher, l’ouïe et l’odorat. Ce qui donne des scènes d’actions qui paraissent au départ presque interminables car très réalistes. Ici, pour se débarrasser d’un ennemi, cela prend du temps et passe par les trois sens cités. Dans ces combats à mains nus – pas d’arc ni de flèches comme chez Arrow -, il faut réellement s’y prendre à plusieurs fois, les sens aux aguets, pour mettre à terre son ennemi mais, même après, celui-ci est encore susceptibles de se relever.

Murdock-Daredevil est donc un être de chair et de sang et cela est clairement montré dès l’ouverture de l’épisode 2. Steven S. DeKnight lorgne donc plus vers la version sombre et névrosé du comics version Frank Miller que vers une énième série lisse de super-héros. Les nombreux flashback autour du personnage principal iront aussi en ce sens.

“It doesn’t matter how you fight,
it’s how you get up.”

 

© Barry Wetcher
2014 Netflix, Inc. All rights reserved

Face aux louanges qui ont entouré très vite la diffusion de la série, un air dubitatif pourrait gagner le spectateur à la vue des deux premiers épisodes. En effet, durant ces épisodes de mise en place, le temps peut y paraître étonnement long.

La première scène du pilote est très représentative de ce sentiment. Elle est située le jour de l’accident où Murdock, enfant, est devenu aveugle. Mais surprise, la scène tant attendue – du pourquoi il est devenu un aveugle sur-humain – commence après l’accident quand le petit Murdock est couché à terre sur le dos et que son père, Jake (John Patrick Hayden), le voit perdre la vue sous ses yeux à cause de produits toxiques.
La série ne commence donc pas par une scène d’action mais après. L’action est située dans le point aveugle du récit. Jolie astuce scénaristique pour nous faire partager la cécité du personnage ou simple illustration du mantra du personnage où ce qui importe n’est pas le comment tu te bats mais le comment tu te relèves… après ?

Bref, entre les scènes de jour en tant qu’avocat et les scènes de nuit sous son costume, le temps pourra paraître long en compagnie de ce personnage mais à partir de l’épisode 3… chut, motus !

Un casting et un ennemi à sa mesure

 

© Barry Wetcher
2014 Netflix, Inc. All rights reserved

Côté casting, Daredevil fait un sans faute. Charlie Cox, en beau gosse aveugle de jour comme de nuit, est parfait.
À ses côtés, Elden Henson, dans le rôle de faire-valoir – le personnage de Foggy Nelson, partenaire de Murdock dans le cabinet d’avocats qu’ils ont ouvert ensemble -, va voir peu à peu son rôle plutôt ténu s’épaissir au fur et à mesure.
De même, le journaliste Ben Urich est joué par un Vondie Curtis-Hall dont les gros plans sur son visage plus âgé et mal rasé ajoutent au réalisme de la série – notamment dans une très belle scène de l’épisode 3 où il est auprès de sa femme Doris (Adriane Lenox) -.

Côté femmes, Deborah Ann Woll joue une blonde de service, Karen Page, qui de victime en secrétaire, va voir son rôle bien évoluer.
Si les personnages déjà cités ignorent tout de la double vie de Murdock, ce n’est pas le cas de l’infirmière Claire Temple, campée par une Rosario Dawson qui ajoute une touche hispanique à un casting aussi cosmopolite que la ville – surtout côté mafia où les langues parlées sont aussi bien l’américain, le chinois, le japonais que le russe -.

Côté bad guys, face à cet “homme sans peur” et aux sens sur-développés, le Big Boss dont tout le monde parle – sans prononcer son nom – mais dont on ne voit au début que le porte-parole, Wesley Stick (Toby Leonard Moore, tout en costard-cravate-lunettes), arrive enfin – le fameux épisode 3 ! – : Wilson Fisk est campé par un Vincent D’Onofrio, rasé d’aussi près que le Marlon Brando de la jungle vietnamienne de Francis Ford Coppola.

Mais chut, arrêtons-nous là pour vous laisser le plaisir de découvrir les nombreux autres personnages de la série au fil de ses épisodes ! Ainsi que d’assister à la genèse de son vrai costume qui est, dans les premiers épisodes, d’une simplicité surprenante ?

Une série certifiée binge-watching

 

© Barry Wetcher
2014 Netflix, Inc. All rights reserved

Comme House Of Cards ou True Detective avant elle, la série Daredevil adopte une sérialité, une répétition lâche et tend plutôt vers une sorte de long métrage, décliné en plusieurs épisodes, chapitres. Principe du binge-watching mis en avant par Netflix : quand vous commencez à regarder la série, vous ne pouvez plus vous arrêter.

Pour conclure, un petit mot sur cet excellent générique de début réalisé par l’équipe d’Elastic connu notamment pour le générique de True Detective – qui nous offre la fascinante vision d’une ville révélée peu à peu par (beaucoup) de sang versé.

Au vu de ces premiers épisodes, Daredevil est une série ambitieuse, sombre et réaliste, à dévorer sans tarder !

 

 

En savoir plus :

  • Daredevil saison 1 est disponible sur Netflix depuis le 10 avril 2015
Jean-Christophe Nurbel
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Jean-Christophe Nurbel

Rédacteur en Chef / Editor in Chief chez Bulles de Culture
Accro aux films, aux pièces de théâtre, aux séries et à la culture en général, j'aime les œuvres qui me surprennent.

Top 3 Cinéma : "À bout de souffle" (1960), "Blade Runner" (1982), "Casablanca" (1942)
Top 3 TV : "Engrenages" (2005-...), "The Wire" (2002-2008), "Twin Peaks" (1990-1991)
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Un commentaire

  1. une excellente série qui visiblement a rendu addict pas mal de personnes au bout du premier épisode!

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