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[Critique] “Disparue” (2015) de Marie Deshaires et Catherine Touzet

Cet article est le 4e sur 4 pour Festival Séries Mania 2015

Disparue de Marie Deshaires et Catherine Touzet est une série France 2 qui va mettre à mal une famille après la disparition d’un de ses membres. L’avis et critique série de Bulles de Culture sur cette fiction qui a remporté Prix du Jury de la presse internationale de la  Meilleure interprétation féminine dans une série française pour Alix Poisson au festival Séries Mania 2015.     

Synopsis :

Nous sommes à Lyon, le soir de la Fête de la musique. C’est aussi l’anniversaire de Léa Morel (Camille Razat), 17 ans. Comme tant d’autres ce soir-là, Léa et sa cousine Chris (Zoé Marchal) sortent pour s’amuser. Mais au petit matin, Léa n’est toujours pas rentrée. Son père, Julien (Pierre-François Martin-Laval), décide de mener l’enquête tandis que le Commandant de police Bertrand Molina (François-Xavier Demaison) et le lieutenant de police Camille Guérin (Alice Pol) commencent à prendre l’affaire au sérieux.

Disparue : adaptation d’une série espagnole

Adaptation de la série espagnole Desaparecida (2007-2008), Disparue est une mini-série de 8×52min que France 2 a voulu très ambitieuse : une quatre-vingtaine de jours de tournage, des milliers de figurants, plus d’une soixantaine d’acteurs professionnels, le tout tourné au cœur de la ville de Lyon. Et qui dit ambition, dit le risque d’être parfois trop explicatif. Ainsi en est-il des peu subtils ralentis de la série — dont les premiers sur le personnage de Léa avant sa disparition.Dans une ambiance qui rappellera très certainement la série britannique réussie BroadchurchDisparue va jouer sur ce qu’on dit et ce qu’on ne dit pas et à qui on le dit. Les deux premiers épisodes revisitent les relations entre parents, entre enfants et entre parents-enfants. En ce sens, les révélations progressives sur Léa jouent sur le fait qu’on ne connaît jamais vraiment l’autre.

La série prend aussi un plaisir à appuyer là où ça fait mal avec l’impuissance des autorités et de la famille face à la situation. Cette attente vécue de l’intérieur (la famille) et de l’extérieur (la police) mettent aussi à mal la figure du père, que ce soit celle du père de Léa joué par Pierre-François Martin-Laval que celle du commandant de police joué par François-Xavier Demaison qui, en miroir avec la famille de la disparue, va apprendre à retrouver une fille qu’il n’avait pas vu depuis longtemps.

Un casting réussi

“J’ai l’impression de ne plus savoir qui est ma fille. Elle nous a caché tellement de choses… Tu ne me caches rien sur Léa ?”, demande la mère de Léa, Florence (Alix Poisson), à son mari Julien. Cette phrase résume à elle seule toute la série Disparue : les secrets et mensonges, pour de bon ou de mauvais motifs, qui retardent la découverte de la vérité.

Avec un casting plutôt réussi — notamment les trois comédiens plus habitués à des comédies (Pierre-François Martin-LavalFrançois-Xavier Demaison et Alix Poisson) —, des rebondissements et des cliffhangers de fin d’épisodes bien amenés, Disparue fonctionne plutôt bien. Un petit défaut toutefois sur la caractérisation des adolescents qui sont un peu systématiquement montrés dans leur mollesse et leur inaction ainsi que sur le choix de prendre une famille bien sous tous rapports. Mais à vérifier sur la durée.

En tout cas, au vu des deux épisodes montrés en avant-première au festival Séries Mania, nombreux seront les spectateurs qui voudront suivre la famille de la Disparue et en percer les mystères. En tout cas, la fin ne devrait laisser personne sur sa faim : la série se clôt et une nouvelle saison n’est pas prévue.

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Jean-Christophe Nurbel
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Jean-Christophe Nurbel

Rédacteur en Chef / Editor in Chief chez Bulles de Culture
Accro aux films, aux pièces de théâtre, aux séries et à la culture en général, j'aime les œuvres qui me surprennent.

Top 3 Cinéma : "À bout de souffle" (1960), "Blade Runner" (1982), "Casablanca" (1942)
Top 3 TV : "Engrenages" (2005-...), "The Wire" (2002-2008), "Twin Peaks" (1990-1991)
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