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Dark Places (2015), noir c’est noir, il n’y a plus d’espoir

Dark Places présentait sur le papier plusieurs atouts pour séduire la rédaction : un français à la réalisation (Gilles Paquet-Brenner), une histoire adaptée d’un roman de Gillian Flynn (Gone Girl), et la fureur charmeuse de Charlize Theron dans le rôle-titre. Après la projection spéciale en présence exceptionnelle de l’équipe du film, est-on toujours aussi enjoué ?

Synopsis : Le film est une enquête sur 30 ans. Libby Day (Sterling Jerins) a 8 ans lorsqu’elle voit sa famille se faire assassiner. Elle accuse son frère ainé, Ben (Tye Sheridan), d’être le meurtrier. Plusieurs années plus tard, un groupe d’enquêteurs convainc Libby (Charlize Theron), devenue grande,  de se replonger dans ses souvenirs pour tirer au clair certaines invraisemblances de cette nuit tragique. Libby va alors faire émerger de sa mémoire des souvenirs disparus.

Une plongée dans un univers sombre et austère

© Mars Distribution

À l’image du roman, l’adaptation cinématographique joue à plein sur ce conflit temporel qui mélange sans cesse des images du présent et du passé. Le procédé est très efficace à l’écran et amène une attention constante du spectateur qui ne peut pas décrocher une seule seconde de l’intrigue.

Plongé dans un univers sombre et austère, la mise en scène utilise des codes à la Cold in July grâce à la pénombre observée dans l’image. On traverse des plans fantasmagoriques où l’horreur et la noirceur sont omniprésentes… et on en redemande !

Une Charlize Theron en transe

 

© Mars Distribution

En transe durant tout le film, Charlize Theron participe à ce sentiment de malaise général. À l’instar de Monster, pour lequel elle a obtenu l’Oscar de la meilleure actrice, elle casse son image de bimbo pour imposer un intellect malfaisant et impur au bien-être. Elle glace le sang, notamment lors de la confrontation avec son frère dans le parloir.

Derrière la caméra, Gilles Paquet-Brenner confirme sa maitrise dans la direction de grandes actrices. Après Kristin Scott-Thomas dans Elle s’appelait Sarah, il met une nouvelle fois en images de manière singulière une femme blessée et en quête d’une vérité introuvable.

On repart donc satisfait de cette projection avec une envie de se plonger dans le livre pour pallier certaines complexités de l’intrigue qu’on aurait occulté.

 

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