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“Connasse, princesse des cœurs” ( 2015), Camilla, reine de l’impolitesse

Après le succès des sketches sur petit écran, les réalisatrices Noémie Saglio, Eloïse Lang et leur actrice Camille Cottin s’emparent du grand pour une virée à Londres dans Connasse, princesse des cœurs.
  

Synopsis :

Camilla (Camille Cottin), 30 ans, connasse née, se rend compte qu’elle n’a pas la vie qu’elle mérite et décide que le seul destin à sa hauteur est celui d’une altesse royale.

Connasse, princesses des cœurs :
du court au long

 

Connasse, princesses des cœurs est donc le passage d’un format d’1mn30 environ à un long métrage d’1h20, avec comme difficulté, plus choisie par les réalisatrices qu’imposée, le maintien du concept de la caméra cachée.

Exercice périlleux car exigeant de conserver l’esprit de la mini-série, d’enfiler les situations comiques en évitant d’épuiser le spectateur, tout cela en jouant avec les contraintes que représentent un tournage dans un pays étranger, sans autorisation, pour mieux pimenter la situation.

Connasse, princesse des cœurs - image
 © Gaumont Distribution

Noémie Saglio et Eloïse Lang s’en tirent pourtant haut la main, évitent les pièges du genre, nous offrant une comédie jouissive, délicieusement régressive. On rit sans répit, surtout que la bande originale y ajoute de véritables pépites.

On suit donc les aventures de cette chère Camilla, toujours parée de ses très hautes convictions, interprétée par une Camille Cottin au sommet de sa forme et de ses formes, et on guette avec un plaisir à peine coupable ses sorties, proches de l’ignominie pour ses victimes, qui ont fait le succès de son personnage.

Connasse, princesse des cœurs - image
 © Gaumont Distribution

Si on peut penser à Sacha Byron Cohen qui a lui aussi commencé à la télévision en incarnant le caricatural Ali G, Camille Cottin n’a quant à elle pour costumes que des tenues qu’on voudrait lui piquer et des répliques qu’on aimerait oser lui voler.

On aurait presque envie de lui recommander, comme pour Jackass – autre référence d’absurdité mais où la violence des cascades de l’un est  remplacée par celle des propos de l’autre -, d’éviter une telle attitude car elle pourrait vous valoir à la sortie un ravalement de façade, résultat d’un défaut de chicorée au réveil !

Pari réussi pour les réalisatrices et suite logique d’un beau tremplin pour l’actrice à qui on souhaite égoïstement de continuer à faire vivre le personnage, même si elle est clairement capable de faire plus…

En savoir plus :

Fanny N.

Fanny N.

Rédactrice / Editor chez Bulles de Culture
J'aime rire, j'aime pleurer, l'aime danser, j'aime chanter et tout ça, je le vis souvent au cinéma.

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Fanny N.

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