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Homocordus, c’est dans nos cordes ! / to play with heartstrings!

Rarement on aura été aussi emporté ses derniers mois devant une pièce de théâtre. Pièce de théâtre ? Mais Homocordus en est-elle vraiment une ? La troupe zOroZora, composée sur scène d’Hélène Duret, de Sylvain Rabourdin et de Charly Astié, propose plutôt un voyage initiatique à travers l’histoire de la musique. De la préhistoire à l’ère électronique, le spectacle est une machine à propulser son public dans un autre temps, loin du carcan de son quotidien temporel.

Rarely we shall also have been taken his(her,its) last months in front of a play. Play? Is Homocordus a real one? The zOroZora company, with Hélène Duret, Sylvain Rabourdin and Charly Astié, proposes instead aday of introduction to the history of music. From the prehistory to electronic age, the show is a machine to push its audience to an another time, far away from its everyday life time.
More in English >> (Translation in progress, come bubble later)

Dans la première scène, les trois comédiens arrivent déguisés en hommes de Cro-Magnon. Ils y découvrent les arts primaires grâce à des sons émanant de simples cordes et de percussions. Le début de ce voyage nous laisse plutôt dubitatif et étonné par la proposition faite sur scène. On note cependant les touches humoristiques du metteur en scène, Richard Navarro, qui vont parsemer le spectacle.

© D.R.

Puis peu à peu, on prend conscience que les trois comparses, diplômés du conservatoire, ont plus d’un tour dans leur sac… ou plutôt dans leur malle puisqu’ils en sortent à un rythme effréné de vieux instruments oubliés mais dont ils ont parfaitement la maitrise. Ça y est, on est dans l’ambiance.
Tantôt sur les rives du Nil grâce aux instruments de bambou ou l’instant d’après, en plein Moyen-Âge grâce aux lyres. On est bercé par cette musicalité de la même façon que l’on pourrait l’être devant un orchestre philharmonique.

 

La surprise du début s’estompe dans le premier quart du spectacle alors qu’on évolue en pleine cour du Roi Soleil. Dans cette scène, le rythme ralenti considérablement et effectue une cassure avec la dynamique de départ. Les dialogues prennent momentanément trop d’importance. Pour autant, on repart vite dans une frénésie haletante dès que le violon se met à jouer les premières notes de Bach. Perché sur un petit nuage, on n’y redescendra plus jusqu’à l’épilogue épique montée comme une boucle temporelle.

© D.R.

Sur scène, les trois comédiens sont épatants. Ils transgressent les genres, utilisant l’art musical au service du scénique, faisant ainsi un pied de nez à ces comédiens qui se veulent aussi musiciens… ou l’inverse. Hélène Duret est une Adèle Haenel munie d’instruments à vents, tandis que ses deux compagnons, Charly Astié, le troubadour, et Sylvain Rabourdin, le classique-rock, sont à fond, quitte à donner de leurs corps.

Grâce à une mise en scène impeccable, aidée par des créations vidéo savamment étudiées pour coller à l’histoire, Homocordus arrive à couper le spectateur de son quotidien et à lui faire oublier ses repères sensoriels. En cela, la pièce pourrait être le pendant musicale d’une production de Sébastien Azzopardi, immersive et spontanée.

Actuellement en tournée, on attend donc impatiemment le retour de la troupe à Paris en fin d’année prochaine pour y emmener tous ses amis.

Antoine Corte

En savoir plus :
https://zorozora.wordpress.com/spectacles/homocordus/ (site officiel)
– En tournée dans toute la France en 2015 puis retour à Paris à la fin de d’année

Antoine Corte

Antoine Corte

Rédacteur en chef adjoint / Deputy editor in chief chez Bulles de Culture
Toujours à défendre le cinéma français, j'aime particulièrement faire découvrir les films à petites sorties mais à portée universelle.

Top 3 Cinéma : "Moulin Rouge !" (2001), "Titanic" (1997), "Les Parapluies de Cherbourg" (1964)
Antoine Corte

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