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Better Call Saul, saison 1/season 1

Saul Goodman, interprété par le talentueux Bob Odenkirk, avait rejoint en cours de route la joyeuse bande de la série AMC Breaking Bad, pour mieux couvrir les affaires véreuses de Walter White et de son acolyte Jesse Pinkman. Le spin-off et dans une certaine mesure prequel Better Call Saul, actuellement disponible sur Netflix France, remonte aux origines d’un personnage insaisissable et cupide, à l’époque où l’homme semblait encore avoir une conscience.

Saul Goodman, played by talented actor Bob Odenkirk, had joined the AMC team Breaking Bad to help Walter White and his associate Jesse Pinkman get away with their dirty business. The spin-off and in some ways prequel Better Call Saul which is currently available for streaming on Netflix France, recounts the genesis of this elusive but greedy character, at the time when the man still had something close to a conscience.

More in English >> (Translation in progress, come bubble later)

Synopsis : Les temps sont durs pour Jimmy McGill (Bob Odenkirk), obligé de défendre les clients les plus indéfendables pour une bouchée de pain. C’est pourtant là, entre deux plaidoiries, que le banal avocat s’entraîne à devenir le futur Saul Goodman, manipulateur chevronné, celui qui aura réponse à tout.
© Lewis Jacobs/AMC

Issu des écuries Saturday Night Live et The Ben Stiller Show, Bob Odenkirk dont le physique n’est pas vraiment celui d’un tombeur, est parvenu à créer de toute pièce ce personnage télévisé, reconnaissable entre mille pour sa gestuelle inimitable, redoublée d’un verbiage des plus éreintants.

Saul Goodman ne serait donc pas qu’un doigt tendu, ni une accroche digne d’un spot publicitaire pour une marque de détergents, répétée en boucle tel un leitmotiv jusqu’à l’overdose : Better Call Saul ! Depuis Breaking Bad, on connaît bien sa salle d’attente crasseuse et archi bondée, sorte de « cour des miracles » façon Albuquerque… Qu’il assume les besoins d’un grand frère retiré des affaires car hypocondriaque, ou rencontre d’insipides femmes d’un âge avancé autour d’un verre pour remplir son emploi du temps, Saul Goodman, constamment excédé, ne peut compter que sur lui-même et ce n’est finalement qu’avec un guichetier de parking que l’avocat développe une certaine familiarité. Mike Ehrmantraut (Jonathan Banks), un homme discret à suivre… et déjà bien connu des fans de Breaking Bad.

© Ursula Coyote/AMC

Better Call Saul partage la même vivacité que sa consœur dans ses ruptures de ton et sa mise en scène kaléidoscopique. Une caméra posée là où on ne l’attend pas – à l’intérieur d’un bocal où flottent des concombres – nous confirme le talent de Vince Gilligan et sa volonté de constamment nous surprendre. Toujours avec humour, le réalisateur laisse planer un air bizarre voire biscornu sur chacun de ses plans : une transition sur des orteils ridicules, écartelés par des morceaux de coton, d’une cliente asiatique sur fond de musique nasillarde… dans un salon de pédicure dont l’avocat partage le loyer, faute de mieux.

Rechignant pourtant à se lancer dans des alliances douteuses, notamment avec Nacho Varga (Michael Mando), Saul Goodman tente tant bien que mal de s’en sortir avec les moyens du bord. Better Call Saul, c’est l’appel ultime, la dernière chance avant de faire banqueroute, ou de tomber définitivement dans la criminalité.

GwenfromNY

En savoir plus :
– http://www.amctv.com/shows/better-call-saul (site officiel anglophone)
Better call Saul est diffusée sur Netflix depuis le 9 février 2015, au rythme de la diffusion US

Gwenaëlle L.P.

Gwenaëlle L.P.

Rédactrice / Editor chez Bulles de Culture
J'aime tous les cinémas, pourvu qu'ils me transportent et me fassent réfléchir.

TOP 3 Cinéma : "Lost in translation" de Sofia Coppola, "L'avventura" de Michelangelo Antonioni, "The 39 Steps" d'Alfred Hitchcock

Site personnel : L'avventura di Gwen
Gwenaëlle L.P.

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