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Fast Food (2015), quand rock rime avec poésie noire / when rock versifies with black poetry

Par/by
Nicolas L.

Rédacteur/Editor
et Marine R.
Rédactrice/Editor

Fast Food, le 2ème Album de Nadine Shah, sort chez Apollo Records le 6 avril 2015. Que dire ? A la première écoute, on tend l’oreille… A la seconde, on ne ne reste pas indifférent tout en s’étonnant : encore un album d’Anna Calvi ? Car ici aussi, on nage dans les eaux troubles du rock dark, entre Bjork, Siouxsies, Chrissie Hynde, et pourtant… Dès la suivante, les poils commencent à se hérisser. Alors on dépose les armes, touché par cette voix profonde. Ces 10 titres ne sont pas à première vue l’œuvre d’une ado mal dans sa peau, mais bien celle d’une artiste en plein essor… Magie ou sortilège ?

Fast Food, Nadine Shah‘s 2nd Album , will be released by Apollo Records on April 6, 2015. What to say? At first, one listens… In a second time, we do not stay indifferent and begin to be surprised: an other album from Anna Calvi ? For here, we swim in the murky waters of a dark Rock between Björk, Siouxsies, Chrissie Hynde, and yet… Next track and the hairs begin to stand on end. Then we lay down our arms, tocuhed by the deep voice. These 10 tracks are not at first glance the work of an insecure teenager, but the one of a fast growing artist… Magic or charm?

More in English >> (Translation in progress, come bubble later)

© D.R.
Chanteuse anglaise née d’un père pakistanais et d’une mère d’origine norvégienne, Nadine Shah a grandi dans une maison au bord de la mer, nourrie par les voix de Nina Simone et Ella Fitzgerald. Adolescente, elle se produit à Londres dans un club jazzy. Elle y écume le Cole Porter Songbook, son œuvre de référence.

Longtemps intimidée par l’écriture, elle se tourne naturellement vers le folk rock pour ses premières compositions personnelles. Dès l’enregistrement de ses deux premiers EPs : Aching Bones et Dreary Town, cette chanteuse auteure et interprète marque la presse musicale britannique : « la descendante de PJ Harvey et Nick Cave » est née, même si elle concède alors ne pas les connaitre.
 Son inspiration prend sa source davantage chez des peintres comme Frida Kahlo ou des écrivains tels Philipp Larkin, Italo Calvino ou Dostoeivski.

On découvre alors un univers sombre où règne une furie perceptible. La sortie l’été 2013 de Love your dum and mad (jeu de mots avec Love your mum and dad) va confirmer cette ambiance pétrifiante et finir de révéler son talent. Nadine Shah, confrontée à la maladie mentale, en particulier par le décès d’un ami proche, confère à certains de ses textes cette douleur si palpable à l’écoute.

Pour les Inrocks, « ce premier album à la fois sensuel et glacial est l’œuvre intense et fougueuse d’une jeune sauvageonne londonienne déjà sidérante de liberté ». Un album, qui lui vaudra entre autre de faire la première partie de Depeche Mode ou d’accompagner le défilé de Vivienne Westwood, « l’enfant terrible de la mode anglaise ».

Le second album, on le sait, est toujours un test spécial pour un artiste qui se doit de confirmer. Nombreux sont ceux, happés par l’oubli, n’ayant pas franchi ce cap. Tout au long de ces 10 titres, Nadine Shah quitte le monde de la folie mentale pour rejoindre celui de la folie amoureuse et en explorer les variations

Elle délaisse le piano-guitare-voix de ses débuts. Ce nouvel album sonne plus rock indé… En témoignent les riffs de guitare entêtants sur Stealing Cars, Fool ou Washed up. À la production, on retrouve la patte de Ben Hillier, membre du collectif 140dB (Think Tank de Blur, c’est lui !).

À l’instar de la pochette de l’album, on est d’emblée saisi par un mode écorché vif. Sorti de l’apparente monotonie de la première écoute, on pénètre un univers sonore, habité de variations diverses où des émotions insoupçonnées font surface, soutenu par cette voix mélancolique, grave et saisissante.

On aimerait d’ailleurs lui demander d’en explorer davantage les nuances et les possibilités comme elle se l’autorise sur Divided, tant on a l’impression d’une retenue chez elle par moment. Paradoxalement, celle-ci est aussi gage d’une certaine puissance intériorisée.

Bien sûr, il faut écouter sa musique, mais il faut aussi découvrir ses clips à l’identité visuelle forte, dont elle confie la réalisation à ses amis. On pense en particulier à To Be a Young Man et Aching Bones, tous deux issus du premier album, ou encore à celui du nouveau single Stealing Cars, déjà visible sur YouTube.

Au final, Nadine Shah nous livre une poésie noire au lyrisme intense et sombre, mais jamais désespéré… Une musique étonnement envoûtante sans être addictive qui laisse des traces.

À vos bacs le 6 avril 2015. Une tournée devrait suivre la sortie de l’album. La chanteuse retrouvera notamment la Flèche d’or et son public parisien le 13 mai 2015.

En savoir plus : 
http://nadineshah.co.uk (site officiel et anglophone)
Fast Food sort le 6 avril 2015 chez Apollo Records
Nadine Shah sera en tournée dans toute l’Europe à partir du 6 avril 2015 dont un concert à la Flèche d’Or (Paris, France) le 13 mai 2015

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Nicolas Lavroff

Nicolas Lavroff

Rédacteur / Editor chez Bulles de Culture
Amateur de grands crus littéraires et musicaux et de culture sous toute ses formes, en particulier lorsqu'elle pétille et sort de sa bulle.

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Nicolas Lavroff

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