//insérer vidéo facebook
enfr
Accueil / CINEMA / Le Dernier Loup (2015), danse avec la nature / Wolf Totem (2015), dance with the nature.

Le Dernier Loup (2015), danse avec la nature / Wolf Totem (2015), dance with the nature.

Adaptation du livre  Le Totem Du Loup de Jiang Rong – sorti en 2004 et phénomène de librairie aussi important que le Petit Livre rouge de Mao -, Le Dernier Loup est donc le nouveau film de Jean-Jacques Annaud qui renoue ici avec une ambiance proche de La Guerre Du Feu (1981) ou encore de son fameux et énorme succès, L’Ours (1988) !

Book Adaptation of Jiang Rong‘s eponymous book – published in 2004 and best-seller as important as Mao’s The Little Red Book -, Wolf Totem is the new film by Jean-Jacques Annaud who returns to an atmosphere close to War of Fire (1981) or his famous and huge success The Bear (1988)!
More in English >> (Translation in progress, come bubble later)

Synopsis : En 1969, Chen Zhen (Feng Shaofeng), jeune étudiant citadin originaire de Pékin, va découvrir la vie des bergers nomades dans les paysages ruraux et sauvages de la Mongolie intérieure. Il va également y faire connaissance avec l’animal le plus craint, aussi bien par les bergers que les par autres animaux (chevaux, moutons…), et j’ai nommé : le loup. Tout en se prenant d’affection pour de jeunes louveteaux, Chen Zhen va se heurter à un représentant sans scrupules de l’Autorité, Bao Shunghi (Yin Zhusheng) qui cherche à éliminer la totalité des louveteaux nouveaux-nés, en particulier pour faire commerce de leur fourrure.

Alors parfois vous allez au cinéma, un peu par hasard, pas convaincu ou plutôt réticent, vous traînez un peu la patte, surtout lorsque le film commence et que vous vous dites : « mince qu’est-ce que j’fais là ? » Mais comme beaucoup de films, Le Dernier Loup contient une exposition que naturellement le spectateur met plus ou moins de temps à intégrer. Dans les toutes premières minutes du film, Annaud évoque furtivement la Révolution Culturelle pour ensuite nous plonger dans la profonde steppe mongole où les vallées colorées s’étendent à perte de vue.

Jean-Jacques Annaud, entre fiction et documentaire

© Mars Distribution

Le film navigue entre fiction et documentaire, tellement les décors naturels – et miraculeusement préservés – sont beaux et se suffisent à eux-mêmes. Là où le reportage animalier se confond avec la fiction c’est lorsqu’Annaud s’attarde sur les loups, agissant en meute, qui deviennent alors de véritables personnages de cinéma et de fins stratèges, dignes et fiers prédateurs défendant leur territoire.

Notons que le dresseur de loups Andrew Simpson a fait un travail remarquable aussi  bien sur le tournage qu’en amont puisqu’il a passé quatre ans à dompter les loups pour les besoins spécifiques de Jean-Jacques Annaud. Le réalisateur a d’ailleurs souhaité privilégier  au maximum le non-recours au numérique qui se manifeste seulement par petites touches pour des raisons principales de sécurité.

Jean-Jacques Annaud, un peintre naturaliste

© Mars Distribution

Le Dernier Loup est clairement un film écologique mais jamais ennuyeux. La nature préservée et rare, les loups obéissant à leurs instincts, tout cela concourt à en faire un film plus animal qu’humain. D’où la question : l’animal est-il meilleur que l’homme ? Le loup chasse pour survivre, obéissant à des besoins vitaux. Tandis que l’homme chasse pour s’enrichir et s’embellir, Telle est la triste mais réelle et récurrente morale du contraste homme/animal.

Jean-Jacques Annaud, un virtuose de l’image

© Mars Distribution

Au milieu du film, une scène d’action vraiment jubilatoire nous est offerte. Il s’agit d’une poursuite mortelle dans le blizzard entre chevaux, humains et loups, se finissant de manière macabre qui – sans en dévoiler la beauté visuelle – rappelle de belles images funèbres d’un petit succès de 1998 avec un bateau qui coule… Dans le film d’Annaud, ce n’est pas l’océan qui gagne mais bel et bien les loups, ingénieux et impitoyables. Notre frenchy  a su intelligemment utiliser l’argent qu’on lui avait donné, il insuffle une véritable émotion dans cette magnifique et spectaculaire scène de cinéma. Encore une fois, durant cette scène, il a privilégié le tournage en direct et s’est contenté du numérique pour garantir la sécurité aussi bien des chevaux, des loups que des hommes.

Non aucun être humain n’a été maltraité durant le tournage et ce sont les loups à la fin du générique qui tiennent à le souligner !

Jean-Jacques Annaud, l’international
© Mars Distribution

Alors voilà, comme Jean-Michel Jarre à l’époque – rappelez-vous de son album live Les Concerts En Chine en 1982 ! -, Annaud est un français qui est aimé et reconnu à l’étranger, et même davantage que dans son pays d’origine, la France. À travers ce film, il rend hommage à la culture chinoise de manière passionnée et intègre.

Pour conclure, Le Dernier Loup est une belle occasion de se divertir tout en réfléchissant à l’éternelle question : mais, au fait, la nature est-elle domptable ?

G.C.G.

En savoir plus :
http://www.marsdistribution.com/film/le_dernier_loup (site officiel du distributeur)
http://www.jjannaud.com/ (site officiel)
– Date de sortie France : 25/02/2015

amzn_assoc_ad_type = “responsive_search_widget”;
amzn_assoc_tracking_id = “bulldecult-21”;
amzn_assoc_link_id = “3BCZDWPTTMAB4QWM”;
amzn_assoc_marketplace = “amazon”;
amzn_assoc_region = “FR”;
amzn_assoc_placement = “”;
amzn_assoc_search_type = “search_widget”;
amzn_assoc_width = “auto”;
amzn_assoc_height = “auto”;
amzn_assoc_default_search_category = “”;
amzn_assoc_default_search_key = “Le Dernier Loup”;
amzn_assoc_theme = “light”;
amzn_assoc_bg_color = “ffffff”;

Un commentaire

  1. J''ai vu le film hier soir grâce aux places gagnées ici (en 2D pour ma part et en version originale !) et j'ai fait un beau voyage… Je manque de comparaison car je n'ai pas vu L'Ours par exemple (je dois être la seule de ma génération je crois ^^) ni le film de Nicolas Vannier, mais je peux quand même dire que j'ai passé un agréable moment. Le film est très beau, la steppe est magnifiquement mise en scène et certaines scènes sont de grandes réussites, comme celle dans le blizzard effectivement ! On est vraiment fasciné par les loups et on se demande souvent par quelles prouesses les équipes ont pu obtenir ces résultats avec ces animaux (bravo au dresseur canadien) ! Le propos écolo est présent sans être lourdingue et sans éclipser l'aventure, mais pour moi la faiblesse reste le scénario. Je ne suis pas forcément fan de la candeur générale du film ou de l'interprétation que j'ai trouvé un peu simpliste. Sans doute pour tout cela je n'ai pas été plus que ça prise par l'émotion…

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :