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Kingsman : Services Secrets (2015), blockbuster royal / Kingsman: The Secret Service (2015), royal blockbuster

Après une excursion chez les X-Men en 2011, Matthew Vaughn continue de puiser son inspiration dans les rayons des comics-shops en réalisant Kingsman : Services secrets, adaptation de la bande-dessinée éponyme du scénariste Mark Millar, l’enfant terrible du comic indépendant. Si les deux compères n’en sont pas à leur premier coup d’essai (l’excellent Kick-Ass [2010], premier du nom, reste gravé dans toutes les mémoires), cette nouvelle adaptation est-elle à la hauteur des précédentes réalisations du metteur en scène ? Et surtout, saura-t-elle se démarquer dans un marché saturé par les blockbusters adaptés de comics books?
N’étant pas Matthew Vaughn qui veut, la réponse est bien évidemment positive !

After a stop at the X-Mens in 2011, Matthew Vaughn continues to draw inspiration from the comics shop sections by making Kingsman: The Secret Service, adapted from Mark Millar‘s comic book, the « enfant terrible » of independent comics. If this is not their first attempt (the excellent Kick-Ass [2010] remains etched in our memories), is this new adaptation as good as their previous work? Above all, will it stand out in a market that is already saturated with comic books adaptations?
With Matthew Vaughn, the answer is obviously positive!

More in English >>(Translation in progress, come bubble later)
 

Synopsis : Eggsy (Taron Egerton), jeune délinquant des bas-fonds londoniens, enchaîne les délits. Lorsque ce dernier va trop loin, il est tiré d’affaire par le mystérieux Harry Hart (Colin Firth) qui lui propose de subir un entraînement de haut vol afin de rejoindre les rangs de Kingsman, l’élite du renseignement britannique. Le jeune Eggsy pénètre alors dans un monde où les gadgets, l’espionnage et les milliardaires mégalomanes aux plans farfelus deviennent son quotidien.

Un blockbuster à l’image de son réalisateur : impertinent et follement inventif

© 20th Century Fox

S’il existe un réalisateur atypique dans le monde des blockbusters, c’est bel et bien Matthew Vaughn. Imprévisible et toujours en quête d’originalité, le réalisateur n’a pas hésité à abandonner la réalisation d’X-Men Days of Future Past (repris finalement par un Bryan Singer inspiré) à quelques semaines du tournage pour se consacrer à Kingsman. Fou de cinéma, Matthew Vaughn n’a jamais caché son amour du divertissement pur. En témoigne sa filmographie (Layer Cake, Stardust, Kick Ass, X-Men) mais aussi ses récents propos à l’encontre du cinéma de Christopher Nolan qu’il juge « trop sombre ».

Avec Kingsman, le réalisateur reste fidèle à lui-même en livrant un pur produit de divertissement. Kingsman n’est pas un film pop-corn : c’est une piscine de pop-corn. Il plane comme une ambiance de douce folie sur le film et on prend un plaisir fou à assister à ce spectacle décérébré, mais jamais décérébrant. En effet à la différence des blockbusters actuels, qui sont produits de manière quasi-industrielle et sans grande vision artistique, Vaughn sait insuffler du « Cinéma » à chacun de ses plans: les lumières du film sont travaillées et il y a vrai sens de la composition dans chacun des cadrages.

Côté action, le film se doit d’être vu pour ses scènes de bravoure. Vaughn injecte un rythme et une énergie rares à ses moments de baston sans que le tout ne soit jamais illisible. La séquence de l’église, qui voit Colin Firth aux prises avec une armée de dévots sanguinaires est simplement surréaliste. En plus d’être follement impertinente…

Une relecture irrévérencieuse et délirante du cinéma d’espionnage

© 20th Century Fox

Ayant véritablement lancé la carrière de Daniel Craig avec Layer Cake et ayant été à deux doigts de réaliser Casino Royale, le reboot de James Bond, il était temps que Matthew Vaughn s’attaque au cinéma d’espionnage. Comme à chacun de ses films, le réalisateur s’empare d’un genre pour en dynamiter les codes. Avec Layer Cake, le polar anglais était revisité. Quant à Stardust, il parodiait la niaiserie du conte de fée, pendant que Kick-Ass faisait du film de super-héros quelque chose de crasseux et loufoque.

Avec Kingsman, le cinéma d’espionnage se voit lui aussi chamboulé, tout en conservant les poncifs propres au genre. Les mégalos aux plans fous et aux sous-fifres aux particularités physiques improbables répondent à l’appel, mais ici tout est passé sous le prisme de l’humour et du fun décomplexé.  Le film se permet même un peu d’humour méta lorsque Colin Firth donne son avis sur les nouveaux films de James Bond qu’il trouve « ennuyeux par rapport aux vieux ».

Un mot sur la BO du film. Henry Jackman, qui devient un habitué des adaptations de comics books, a visiblement lui aussi digéré ses références en composant une partition aux sonorités très bondienne.

Un casting qui prend son pied

© 20th Century Fox

Même dans sa distribution, Kingsman surprend. Tous les acteurs présents vont à l’encontre de leurs rôles précédents et plus importants encore : ils s’amusent. Que ce soit Colin Firth qui se prend pour James Bond ou Samuel L. Jackson – en roue libre – qui joue un sociopathe zozotant effrayé par la vue du sang, chacun des acteurs prend son pied et leur plaisir à jouer ces personnages hauts en couleurs est palpable.

Pour conclure, Kingsman: Services secrets est LE divertissement de ce début d’année. Fun, irrévérencieux et follement inventif, le dernier film de Matthew Vaughn est à voir impérativement sous peine de passer à côté d’un des blockbusters les plus originaux de ces dernières années.

Salvatore

En savoir plus::
http://www.foxfrance.com/kingsman-services-secrets (site officiel du distributeur)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mark_Millar
– Date de sortie France : 18/02/2015

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