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CINEMA: César 2015, et le César est attribué à… / and the Cesar goes to…

Chaque dernier week-end de février, le cinéma français se réunit pour la traditionnelle Cérémonie des César qui vient récompenser les meilleures productions françaises de l’année. On annonce à chaque fois la efflorescence des films nationaux face à un marché international dominé par les américains. Pour autant, comme le rappelle en discours d’ouverture le président de cette 40ème cérémonie, Dany Boon, il semble cette fois-ci que cela soit bien vrai. En effet, avec 90 millions d’entrées salles en 2014, le cinéma français fait jeu égal avec les productions d’outre-atlantique. On remercie notamment le trio gagnant Qu’est-ce qu’on a fait au bon dieu, Supercondriaque et Lucy, non représentés dans les nominations. Au-delà de ces succès commerciaux, on compte parmi les gagnants Timbuktu d’Abderrahmane Sissako, Pierre Niney (Yves Saint-Laurent) ou encore Louane Emera (La famille Bélier). C’est donc bien un palmarès du cœur qu’offre cette belle cérémonie, animée par un Edouard Baer euphorique. Retour sur une belle soirée.

Every weekend in February, French cinema meets itself at the traditional César Awards, which rewards the best French films of the year. It is announced every time the blooming of national films versus an international market dominated by the Americans. However, as pointed out in the opening speech by the president of this 40th ceremony, Dany Boon, it seems that this time, it is true. Indeed, with 90 million spectators in 2014, French cinema is neck and neck with productions from across the Atlantic. We thank especially the winning trio Serial (Bad) Weddings, Supercondriac and Lucy, not represented in the nominations. Beyond these commercial successes, there are in particular Timbuktu by Abderrahmane Sissako, Pierre Niney (Yves Saint-Laurent) or Louane Emera (La famille Bélier) as winners. It is therefore a ranking in the heart of success offered by this beautiful ceremony, governed by Edouard Baer in full euphoric wave. Back on the evening:

More in English >> (Translation in progress, come bubble later)

Timbuktu : un cri de détresse entendu 

© Jeff Lanet/Raoul Drobremel/Canal+

Il était l’ultra favori de cette compétition : Timbuktu, le film d’Abderrahmane Sissako, est le grand gagnant de cette soirée. Il repart avec 7 César dont les 3 plus majeurs (Meilleur film, Meilleure réalisation, Meilleur scénario original). N’en déplaise à certains qui dénoncent la concentration des récompenses sur un film – à l’instar l’année dernière de Guillaume et les Garçons à table -, les récompenses données au film franco-mauritanien est un écho mérité à un cri d’urgence sur fond de contexte politique international en pleine dégradation. L’humanisme de l’équipe du film ressort des discours émouvants des primés. Si le réalisateur a ironisé sur la faiblesse de son scénario – vantant davantage la force de son intention -, il a profite de cette tribune pour rendre hommage à une jeunesse tunisienne forte qui a su combattre pour sa liberté. Récompensé pour les Meilleurs décors de La Belle et la bête, Thierry Flamand  souhaite quant à lui que le cinéma français reste en France et il a lancé un vibrant appel pour le sauvetage les studios de Bry-Sur-Marne en grande difficulté financière. 

Un palmarès globalement évident mais avec quelques surprises
© Jeff Lanet/Raoul Drobremel/Canal+

Devant cet imposant palmarès, résonnant souvent comme une évidence, Kristen Steward a bien eu son César de la Meilleure actrice dans un second rôle pour Sils Maria. Adèle Haenel a également fait son doublé en remportant celui de la Meilleure actrice pour Les Combattants, un an après avoir reçu celui du second rôle dans Suzanne. Cette soirée a cependant laissé la place à quelques surprises. La plus grande émane de la victoire de la jeune Louane Emera dans la catégorie Meilleur espoir féminin. L’actrice principale du succès populaire La famille Bélier semble réconcilier l’Académie des Arts et Techniques du Cinéma avec le public, bien souvent en désaccord. Il signe déjà une consécration pour celle que l’on découvrait sur les plateaux d’un télé-crochet il y a 3 ans. 

Le combat entre les Saint Laurent n’a finalement pas eu lieu
© Jeff Lanet/Raoul Drobremel/Canal+

Les deux films Saint Laurent de Bertrand Bonello et Yves Saint-Laurent de Jalil Lespert, biopics du prodige de la mode, sont repartis chacun avec deux récompenses significatives. La récompense du Meilleur costume revient à Anaïs Romand pour le premier – envoyant ainsi un message fort de la profession aux réprobations de Pierre Bergé, compagnon du styliste, qui n’a pas souhaité donner l’accès à la production du film aux vêtements du couturier -. Pierre Niney remporte le César du Meilleur acteur pour le second rappelant en larmes et avec beaucoup d’humilité que cette récompense n’est pas une victoire sur Gaspard Ulliel, jouant le même rôle dans l’adaptation de Bertrand Bonello Pierre Niney entre d’ailleurs dans l’histoire des César en devenant le plus jeune acteur à accéder à ce prix.

© Jeff Lanet/Raoul Drobremel/Canal+

Côté ambiance, on est encore loin des concerts de Led Zeppelin. Pour autant, le maitre de cérémonie, Édouard Baer, a su tenir son public en éveil durant plus de 3 heures, proposant chorégraphie avortée de Rabbi Jacob, documentaire sur la conspiration satanique des César ou encore spot de prévention contre l’abandon des enfants de stars durant l’évènement.

La soirée fût belle, à l’image d’un cinéma français d’exception et d’un témoignage émouvant de Marion Cotillard, remettant un César d’honneur à Sean Penn.

Rendez-vous l’année prochaine…

Antoine Corte

Palmarès complet de cette soirée des 40ème César

Meilleur film : Timbuktu
Meilleure actrice : Adèle Haenel pour Les Combattants
Meilleure adaptation : Cyril Gely, Volker Schlöndorff pour Diplomatie
Meilleur acteur : Pierre Niney pour Yves Saint-Laurent
Meilleur film étranger : Mommy de Xavier Dolan
Meilleur réalisateur : Abderrahmane Sissako pour Timbuktu
Meilleure actrice dans un second rôle : Kristen Stewart pour Sils Maria
Meilleur court Métrage : La Femme de Rio d’Emma Luchini et Nicolas Rey
César d’honneur : Sean Penn
Meilleur film documentaire : Le Sel de la terre de Wim Wenders, Juliano Ribeiro Salgado et produit par David Rosier
Meilleurs décors : Thierry Flamand pour La Belle et la bête
Meilleur montage : Nadia Ben Rachid pour Timbuktu
Meilleur scénario original : Abderrahmane Sissako et Kessen Tall pour Timbuktu
Meilleur costume : Anaïs Romand pour Saint Laurent
Meilleur espoir Masculin : Kévin Azaïs pour Les Combattants
Meilleur film court métrage d’animation : Les Petits Cailloux de Chloé Mazlo
Meilleur long métrage d’animation : Minuscule, la vallée des fourmis perdues de Thomas Szabo et Hélène Giraud
Meilleure musique : Amine Bouhafa pour Timbuktu
Meilleur acteur dans un second Rôle : Reda Kateb pour Hippocrate
Meilleur premier film : Les Combattants de Thomas Cailley
Meilleure Photographie : Sofian El Fani pour Timbuktu
Meilleur son : Philippe Welsh, Roman Dymny, Thierry Delor pour Timbuktu
Meilleur espoir Féminin : Louane Emera pour La famille Bélier

En savoir plus :
http://www.academie-cinema.org/ (site officiel)
http://www.canalplus.fr/c-cinema/pid3411-c-ceremonie-des-cesar-sur-canal.html (site du diffuseur officiel des César)

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2 Commentaires

  1. Plus jeune membre de la Comédie Française et donc en toute logique plus jeune acteur à recevoir le César du meilleur acteur 🙂 il le mérite tellement!

  2. Comme vous, l'équipe est également très contente

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