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Les Héritiers (2013) de/by Marie-Castille Mention-Schaar

Après Ma première fois, romance mélodramatique sur fond d’adolescence et  Bowling, comédie inspirée d’un fait divers, Marie-Castille Mention-Schaar renoue avec le réalisme social et plonge dans l’univers mouvementé d’une classe de seconde en échec scolaire annoncé: Les Héritiers.

After Ma première fois, a melodrama with teenagers and Bowling, comedy based on a news item, Marie-Castille Mention-Schaar is back with social realism and plunges into the lively world of a tenth grade class who are supposed to fail in school: Les Héritiers.

More in English >> (Translation in progress, come bubble later)

Synopsis : Grâce aux encouragement et à l’obstination de leur professeur principale (Ariane Ascaride), des adolescents d’un lycée de banlieue parisienne découvrent l’histoire de la résistance et de la déportation en se portant candidat à un concours national. Ils travailleront tous ensemble à l’aboutissement de ce projet dont la réussite fera basculer leur vie.

© Guy Ferrandis

Né d’une rencontre entre la réalisatrice Marie-Castille Mention-Schaar et Ahmed Dramé (scénariste, acteur et protagoniste de l’histoire), Les Héritiers raconte l’histoire vraie d’une classe de lycée amenée à candidater au Concours Nationale de la Résistance et de la Déportation grâce à l’obstination et à la volonté de leur professeur émérite, interprété par Ariane Ascaride. 

Le film s’ouvre sur quelques plans prometteurs d’un lycée de banlieue dont le bâtiment évoque très légèrement les lignes architecturales du campus de Lausanne découvert dernièrement dans le film des frères Larrieux, L’amour est un crime parfait (2013). Pourtant, la première scène déçoit, le jeu sonne faux : les propos criards d’une  jeune fille et de sa mère – toutes deux voilées -, réclamant le diplôme du bac passé quelques mois plus tôt à une adjointe  bêtement obéissante, peine à convaincre.

Repartie sur les bancs du lycée, Marie-Castille Mention-Schaar a observé dans de nombreux établissements scolaires des classes de secondes de différentes sections (histoire-géographie, mathématiques et français). Grâce à ce travail de documentation, le film montre avec réalisme une classe de ZEP d’aujourd’hui. Les dialogues, entre improvisation et écriture, semblent en effet tout droit sorties de la bouche d’adolescents taquins, drôles, naïfs et parfois cruels.

© Guy Ferrandis

Cependant, le spectateur, même s’il y trouve un certain plaisir au début, prend rapidement la place d’un inspecteur académique assis au fond de la classe, avec tout l’ennui que cela comporte.
De vraies intentions de réalisations sont toutefois palpables (la caméra ne quitte presque pas la classe et l’enceinte du lycée), les visages filmés au plus près aurait pu rappeler ces lycéens du Bronx de
The we and the I (2012) de Michel Gondry, à la différence que celui-ci usait d’un dispositif assumé jusqu’au dernier plan. Les acteurs de Gondry, tous non professionnels, créaient une homogénéité malheureusement manquante dans Les Héritiers.

On regrettera donc peut-être le manque de distance dans la réalisation et le montage. La « surexplication » de ce qui se joue et l’accompagnement systématique du spectateur provoque un basculement récurrent dans le pathos, particulièrement lors de leur rencontre avec un ancien déporté jouant son propre rôle.
Pour autant, l’histoire qui se joue tend malgré tout à nous émouvoir, de part son sujet évidemment, mais également grâce à l’énergie d’un groupe de comédiens professionnels et amateurs, et d’un professeur joué avec justesse par Ariane Ascaride.

On en est certain,  Les Héritiers trouvera son public à sa sortie car au-delà de l’œuvre cinématographique, c’est l’histoire vraie d’un groupe d’élèves condamné à l’échec qui sera transcendé par la confiance d’un professeur à la vocation indiscutable et exemplaire.

Les Héritiers réussissent à transmettre un message d’espoir redonnant foi aux plus sceptiques.

N.P.

En savoir plus :
http://www.ugcdistribution.fr/lesheritiers-enseignants/ (site officiel)

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