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The Riot Club (2014), all I want for Christmas…

Le Père Noël des sorties cinéma a bien reçu ma lettre : en ce début d’hiver morose où nous avons tous été sages parce qu’on se les caille trop pour bouger le petit doigt, pourrait-on avoir une ville à la Harry Potter avec plein de beaux gosses immoraux dedans, de l’alcool et du sexe, le tout devant des tapisseries de famille, de l’argent et… de l’humour anglais ? Un peu de « Grrr » avant de retourner à nos open spaces mal chauffés. Et pour la petite touche Oliver Twist de film de Noël, ne vous fatiguez pas : tout le monde ne peut pas écrire Oliver Twist !
Quel dommage que The Riot Club, le nouveau film de Lone Sherfig (Une éducation, Italian for Beginners, Un jour), n’ait pas lu ma lettre jusqu’au bout.

The Santa Claus’ Christmas movies releases have received my letter: in this gloomy early winter where we all have been nice because it’s too cold outside to lift a finger, so please could we have a town like the one in Harry Potter with lots of of immoral handsome men, alcohol and sex in front of ancestors’ tapestries, money and… a bit of British humor? Just a small « Grrr » before returning to our poorly heated open spaces. Oh, please, don’t bother with the Oliver Twist touch in Christmas movie : not everybody can write Oliver Twist!
Too bad that The Riot Club, the new film by Lone Sherfig (An Education, Italian for Beginners, One Day), did not read my letter to the end.

More in English >> (Translation in progress, come bubble later)

Synopsis : Le « Riot Club » est une fraternité secrète de l’ultra-élitiste université d’Oxford qui voue un culte total à l’hédonisme sans s’encombrer de questions de respect ou de morale. Cette année-là, le Club accueille deux nouveaux membres: Miles (Max Irons), un aristo de gauche au cœur tendre et Alistair (Sam Claflin), un cynique ultra-libéral sans vergogne. Jusqu’où iront-ils pour devenir la nouvelle “légende” du Club?

© Paramount Pictures France

The Riot Club est un travail tout à fait savoureux sur de nombreux aspects :

– une déco foisonnante qui assume totalement l’univers mi-Harry Potter mi-chasse à cour dans une université d’Oxford hyper-cinématographique ;
– une image dotée d’un « so British » second degré avec du kitsch placé au bon moment qui saupoudre la lumière de talc et transforme un flashback situé au 18ème siècle en Fragonard érotique ;

– un scénario en trois actes et une conclusion bien ficelés (par Lone Sherfig et Laura Wade, auteur de la pièce Posh dont le film est tiré) ;
– quelques excellents dialogues et traits d’humour comme ne savent en offrir que les scénarios anglais ;
– un casting PAR-FAIT… dans lequel les acteurs les plus beaux sont les meilleurs. Mention spéciale à Sam Claflin (Alistair), impeccable en odieux-issime psychopathe anti-pauvres. On espère qu’il a la délicatesse de cotiser à la pension de retraite de Hugh Grant. Son co-premier rôle Max Irons (Miles) s’en sort bien aussi, malgré un côté “cucul la praline” vraiment pas nécessaire.
Seul bémol formel : la musique grandiloquente mono-instrumentale qui souligne sans apporter grand chose. 
Sur le fond, la grande qualité du film est de faire partir l’histoire beaucoup trop loin. D’abord, parce que l’indécence est le sujet dont on parle, mais surtout parce que ce baroque permet habilement de faire douter de la crédibilité d’un tel club… peut-être inspiré du « Bullington Club », dont ont fait partie le premier ministre anglais David Cameron ainsi que les actuels Maire de Londres et Ministre des Finances anglais. On noie le poisson, comme l’avait (mieux) fait Cronenberg à propos des stars hollywoodiennes dans Maps to the Stars
© Paramount Pictures France
Bref, on a très envie d’adorer… et on est TRÈS déçu quand débarque une famille de restaurateurs qui travaille dur et a l’air si unie pour nous servir le manichéisme tire-larmes dont on n’avait pas besoin et qui plombe totalement la deuxième moitié du film… alors même que le propos clairement « lutte des classes » est déjà brillamment défendu par l’insoutenable discours d’Alistair devant ses camarades. On a envie d’annuler la sortie en salles et de rappeler le monteur pour lui dire :  coupez, coupez, coupez !

Au final The Riot Club est un film « kiffant » et bien fait qui aurait pu être brillant, s’il s’était abstenu de sa touche « cheezy » (« nunuche ») et d’une relecture un peu grotesque de la lutte des classes. Ce sera donc le film de lendemain de Nouvel An pour Bridget Jones… et il en faut un, donc merci pour elle.

Marie D.

En savoir plus:
http://www.paramountpictures.fr/film/the-riot-club/ (site officiel du distributeur)

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