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THEATRE: Nuit gravement au salut (2014), à consommer sans modération / to consume without moderation

Actuellement au Théâtre des Nouveautés, et en tournée dès 2015, la pièce Nuit gravement au salut est la petite touche légère d’une grande satire sociale sur l’abus de pouvoir. Adapté du roman écrit par Henri-Frédéric Blanc, le spectacle tourne avec humour le machisme persistant de nos sociétés actuelles.

Nowadays at Théâtre des Nouveautés and on tour in 2015, the play Nuit gravement au salut (aka : Poses grave dangers to salvation) is the slight tinge of a social satire on abuse of power. Adapted from the novel by Henri-Frédéric Blanc, the play humorously turns the persistent machismo of our societies.

More in English >> (Translation in progress, come bubble later)

Synopsis : Léa Belmont (Stéphanie Bassidey) est une jeune romancière séduisante. Après un premier succès, elle peine à trouver un éditeur pour son deuxième ouvrage. Un soir, elle rejoint Victor Pontier (Ludovic Laroche), éditeur, au restaurant. Ce dernier lui fait miroiter un contrat. Cependant, la romancière comprend vite qu’elle va devoir passer sous la table si elle veut être publiée. Heureusement, les relances incessantes de l’homme d’affaire pervers vont être perturbées par un serveur omniprésent (Pierre-Michel Dudan).
Un pamphlet sur le milieu de l’édition

© D.R.

Plus qu’une comédie détachée de toute réalité, la pièce est un pamphlet qui étudie avec minutie les rapports de force. Ils sont d’autant plus paradoxaux lorsqu’ils concernent un homme et une femme. Derrière la bienséance et la galanterie, l’auteur de l’adaptation, Ludovic Laroche, dévoile les codes d’aujourd’hui. Les barrières sont minimes et les transgressions sont multiples. L’homme ne drague plus, il chasse lorsqu’il a le pouvoir.
Au contraire, la femme lutte encore pour son indépendance. Cependant, elle a encore cet instinct maternel qui l’empêche de sortir les crocs. Léa Belmont est d’ailleurs en proie au tiraillement. Elle est outrée par les avances indélicates de l’éditeur mais ne peut l’éconduire sans risquer de ne plus subvenir aux besoins de son enfant malade. Le serveur, quant à lui, est peut-être le reflet d’un espoir. Doux et gentil, il est la preuve que l’humanité n’est pas faite que d’échos et de pouvoirs. 

Une solidité dans le jeu des acteurs

Côté technique, la mise en scène, assez figée, peut à certains moments faire sortir le spectateur de l’histoire. Une grande partie de la pièce se fait en effet sans aucun déplacement des deux protagonistes principaux. Pourtant, ce choix artistique fait la part belle aux jeux des trois comédiens qui tiennent l’ensemble aux rythmes de leurs joutes oratoires et de quelques moments burlesques.

Légère et intellectuelle, cette petite production de première partie de soirée donnera sûrement les clés à Ludovic Laroche pour émerger dans des projets d’importance.

Antoine Corte

En savoir plus :
http://www.theatredesnouveautes.fr/spectacle/nuit-gravement-au-salut (site officiel du Théâtre des Nouveautés)

Antoine Corte

Antoine Corte

Rédacteur en chef adjoint / Deputy editor in chief chez Bulles de Culture
Toujours à défendre le cinéma français, j'aime particulièrement faire découvrir les films à petites sorties mais à portée universelle.

Top 3 Cinéma : "Moulin Rouge !" (2001), "Titanic" (1997), "Les Parapluies de Cherbourg" (1964)
Antoine Corte

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