//insérer vidéo facebook
enfr
Accueil / CINEMA / LE MOIS DU CINEASTE : Martin Scorsese

LE MOIS DU CINEASTE : Martin Scorsese

 

martin-scorsese-le-loup-de-wall-street-image
© Metropolitan Films

En marge de l’Exposition François Truffaut à La Cinémathèque Française en 2014, Bulles de Culture mettait en avant un grand cinéaste par semaine. À l’occasion de la grande exposition et rétrospective de Martin Scorsese dans le même lieu, retrouvez notre article sur le cinéaste à travers sa fructueuse collaboration avec le comédien Leonardo DiCaprio.

Lorsque Leonardo DiCaprio croise la route de Martin Scorsese en 2002, il est une star planétaire mais il est insatisfait des rôles qu’on lui propose. Il saisit alors l’opportunité d’utiliser son nom bankable pour aider son idole à réaliser un projet pharaonique sur les origines de New York : Gangs of New York (2002). Débute alors la longue aventure encore en cours d’un duo prolifique, rapproché par leur origine italienne commune, leur enfance dans les quartiers populaires, un même engagement citoyen (les vétérans pour Scorsese et l’écologie pour DiCaprio) et surtout, une vision singulière du cinéma.

Histoire d’une rencontre

 

© D.R.

Après le succès des années 70 à 90, Martin Scorsese connaît quelques échecs et ne trouve pas les financements de son projet de film sur les origines de New York. De son côté, Leonardo DiCaprio est une star planétaire grâce aux succès rencontrés par Roméo+Juliette et Titanic, mais il est insatisfait des rôles qu’on lui propose. En 2002, Leonardo DiCaprio entend parler du projet Gangs of New York de Martin Scorsese, un réalisateur qu’il vénère. Il se propose comme acteur. Avec son nom associé au projet, Scorsese accède facilement aux financements nécessaires pour tourner . Mais DiCaprio n’a pas encore gagné le respect de Scorsese qui l’utilise surtout pour son nom bankable.

En 2004, DiCaprio propose à Scorsese de réaliser le biopic d’Howard Hughes. C’est ainsi que nait le projet Aviator (2004). Scorsese est alors impressionné par la ténacité et par le jeu d’acteur de Leonardo qui incarne ce milliardaire dépravé. En 2006, sur le tournage des Infiltrés avec Matt Damon et Jack Nicholson, DiCaprio finit d’éblouir son mentor. Galvanisé par l’énergie et la fougue de sa nouvelle muse, Scorsese réalise avec DiCaprio encore deux films brillants : Shutter Island (2010) et Le Loup de Wall Street (2013). Leur relation est désormais installée sur un même pied d’égalité.

Une ambition commune

 

© D.R.

Ensemble, DiCaprio et Scorsese rencontrent à la fois succès critique et succès commercial. Cette réussite permet au tandem de monter des projets spectaculaires. Ainsi, DiCaprio est l’héritier du Nouvel Hollywood, une idée du cinéma des années 70 incarnée par Coppola, Spielberg, De Palma et… Scorsese.

Une mécanique gagnante et une satisfaction pour les deux complices, désireux d’un retour à un Hollywood fastueux et prestigieux. Cette fructueuse collaboration a permis à DiCaprio de gagner en respectabilité et ainsi d’incarner des rôles à la hauteur de son talent (Inception, Gatsby le Magnifique, Django Unchained).

Un goût pour la noirceur

 

© Paramount Pictures France

Le cinéma de Scorsese est habité par une idée fixe : la grandeur et la décadence de ses personnages. Vengeance, TOC, schizophrénie, paranoïa, décadence : DiCaprio est ravi de pouvoir écorner son image de jeune premier. Quant à Scorsese, après avoir exploré la violence physique avec le ténébreux De Niro, il s’enfonce à présent dans une violence plus sourde, un mal dévorant de l’intérieur.

Le visage juvénile de Leonardo apporte une complexité supplémentaire aux personnages de Scorsese tour à tour innocents et fiévreux, voire inquiétants. Leur dernière collaboration, Le Loup de Wall Street, offre un film grandiose et survolté dans lequel les malfrats ne sont plus dans la rue mais à la Bourse. Un film terriblement de son époque.

Le duo nous réserve encore de belles surprises pour les années à venir, les deux hommes travailleraient en effet sur les biopics sur Sinatra et sur Roosevelt.

Une collaboration à suivre…

 

 

En savoir plus :

Check Also

[CRITIQUE] « Baby Driver » (2017) : Edgar Wright à 200 à l’heure !

On savait qu’Edgar Wright en avait sous le capot. Mais avec son nouveau film Baby Driver, …

The Circle affiche film

[CRITIQUE] « The Circle » (2017), l’avenir transparent

The Circle de James Ponsoldt est une dystopie adaptée du livre best-seller de Dave Eggers sur …

Laisser un commentaire