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Le Labyrinthe (2014), un Lost dans le Cube

Le Labyrinthe est une nouvelle adaptation au cinéma d’un best-seller dystopique (« société imaginaire régie par un pouvoir totalitaire ou une idéologie néfaste, telle que la conçoit un auteur donnée », Larousse) : la trilogie L’Épreuve de James Dashner. C’est le premier long métrage du réalisateur Wes Ball après un court-métrage, Ruin (voir vidéo plus bas), remarqué sur internet. Avec un des acteurs principaux de la série Teen Wolf dans le rôle-titre (Dylan O’Brien), Le Labyrinthe ne révolutionne pas le genre mais remplit malgré tout son contrat.

Synopsis :

Le film s’ouvre sur Thomas (Dylan O’Brien) emprisonné dans un monte-charge, la Boîte, qui le conduit à la surface, au Bloc. Quand il reprend connaissance, il est pris au piège avec un groupe d’autres garçons, les Blocards, dans un labyrinthe géant dont le plan est modifié chaque nuit. Le film nous fait découvrir le nouvel environnement de Thomas en même temps que lui car ni lui ni personne n’a aucun souvenir de son passé. Mais très vite, Thomas fait d’étranges rêves à propos d’une mystérieuse organisation appelée W.C.K.D.. Trouvera-t-il un moyen pour s’échapper ?

 

Un thriller pour adolescents plutôt bien troussé

 

© 20th Century Fox 2014

Ne tournons pas autour du pot : mix entre la série Lost (2004-2010) et le film Cube (1997), Le Labyrinthe est un thriller pour adolescents plutôt bien troussé. Le casting est réussi, même si les personnages manquent un peu de nuances et de contradictions. Dylan O’Brien est parfait dans son rôle de grain de sable qui va très vite dérégler la routine d’un groupe formé sur trois années. Comme l’apôtre, le Thomas du film ne peut pas se contenter d’accepter la situation comme le lui conseille le chef des Blocards, Alby (Aml Ameen) : il a besoin de voir ses ennemis. Il va bien sûr se heurter à un personnage adepte du statu quo, Gally (Will Poulter). Cela va créer une dynamique de conflits dans le groupe autour de la question d’accepter sa situation de prisonnier ou de s’en libérer.

Côté images, le réalisateur et les producteurs nous ont épargné la mode de la 3D pour se focaliser sur un visuel habile opposant la luxuriante végétation où vivent les Blocards et les imposantes hauteur et épaisseur des murs les entourant.
Filmé principalement à hauteur d’hommes, le film réussit à nous faire pénétrer ce groupe d’adolescents attachants et à partager avec eux peur et envie de savoir ce qui se cachent derrière ces murs. Ainsi, le réalisateur joue habilement du hors-champ et du design sonore du film pour attiser notre curiosité.

Quelques incohérences

 

Côté défauts, si l’épreuve du labyrinthe use de rebondissements qui fonctionnent plutôt bien, le design des monstres biomécaniques, Les Griffes, qui en sont les gardiens n’est pas très innovant (en comparaison aux fascinants Mimics de Edge of Tomorrow). De même, le film cache quelques incohérences : pourquoi quand les personnages se cachent n’éteignent-ils pas leurs torches en feu ? Pourquoi l’arrivée d’une fille dans un groupe d’adolescents masculins enfermés depuis trois ans ne provoquent rien, si ce n’est la surprise ?

Cependant, malgré une fin forcément décevante et incomplète (le film fera partie d’une trilogie), Le Labyrinthe fera passer un bon moment au spectateur dans ses chemins puritains et tortueux où un groupe d’adolescents va devoir affronter l’inconnu s’ils veulent grandir et survivre.

 

 

En savoir plus :

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