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« Bodybuilder » (2013), les « Expendables » à la française

Après la spiritualité (Mauvaise foi, 2006) et le judiciaire (Omar m’a tuer, 2011), l’acteur Roschdy Zem réendosse le costume de réalisateur pour filmer le corps au cinéma : Bodybuilder (2013). Pour ce faire, il confronte un ancien champion du monde de bodybuilding, Yolin François Gauvin, au jeune comédien Vincent Rottiers, sous les regards de Marina Foïs, Nicolas Duchauvelle et Dominique Reymond.
    

Synopsis :

Antoine Morel (Vincent Rottiers), la vingtaine, n’a aucun but dans la vie si ce n’est de gagner de l’argent rapidement et facilement. Petit Madoff de banlieue, il est obligé de prendre la fuite quand la bande de Luigi (Adel Bencherif) débarque chez lui. Las de ses trafics, sa mère Caroline (Dominique Reymond) et son grand frère Fred (Nicolas Duchauvelle) décident de l’envoyer chez son père, Vincent (Yolin François Gauvin), la cinquantaine, qu’il n’a pas vu depuis plusieurs années et qui tient une salle de musculation et pratique du culturisme.

Un père et son fils

Bodybuilder image 2
© Julian Torres / Mars Distribution

À travers l’histoire entre un père et son fils, inspirée du documentaire The bodybuilder and I (2007) de Bryan Friedman, ce qui intéresse Roschdy Zem est de pénétrer l’univers du culturisme où il oppose la perte de repères du jeune Antoine à la culture du travail et de l’effort de ce milieu. En se glissant dans le rôle du coach de Vincent, Roschdy Zem affiche clairement son intérêt pour cet univers où tout se mérite : cette maîtrise du corps, de son mouvement et de son alimentation passent nécessairement par d’importants sacrifices et des entraînements éprouvants.

Une des grandes qualités du film est que les personnages ne sont pas idéalisés : le père a quitté le foyer mais ne culpabilise pas. De même, si la mère a dû élever seule ses enfants, elle a depuis refait sa vie. Malgré les coups du sort, les personnages continuent à avancer. Point de misérabilisme, ici, mais plutôt la mise en valeur de la famille, de la nécessité de son soutien et de l’importance du rôle du père de donner à son fils un cadre pour construire sa propre vie.

Bodybuilder,
une comédie familiale réussie

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© Julian Torres / Mars Distribution

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p style= »text-align: left; »>Ancien champion du monde de la discipline en 2013, Yolin François Gauvin s’en sort plutôt bien pour un premier rôle très proche de ce qu’il a vécu. Taiseux, il arrive à s’imposer dans le rôle de ce père qui revient dans la vie de ses fils. Face à lui, Vincent Rottiers est impressionnant et peut clairement postulé à un César. Dans le rôle de son grand frère, Nicolas Duvauchelle tient tout à fait la route. De leur côté, les femmes, Dominique Reymond (la mère d’Antoine) et Marina Foïs (la petite amie de Vincent) arrivent à se faire une place dans cette histoire de père/fils.

Roschdy Zem réussit avec Bodybuilder à nous faire pénétrer les coulisses d’un univers peu médiatisé et à en tirer une comédie familiale réussie, conclue par un amusant et cocasse climax en forme de clin d’œil aux Expendables de Sylvester Stallone. On en redemande.

 

 

En savoir plus :

  • Date de sortie France : 01/10/2014
  • Distribution France : Mars Films

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