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CINEMA: #CANNES2014, #BullesIN/#BullesOFF #01 – “Grace de Monaco”/”Grace of Monaco” (2014)

Ouverture du 67ème Festival de Cannes avec Lambert Wilson en maître de cérémonie, Jane Campion en Présidente du Jury et le nouveau film d’Olivier Dahan en ouverture hors compétition. En attendant que Bulles de Culture pose officiellement ses bagages sur la Croisette à la fin de la semaine, voici nos premières impressions “off” du nouveau biopic d’Olivier Dahan, Grace de Monaco (2014), sorti en salles mercredi.

Opening of the 67th Cannes Film Festival with Lambert Wilson as MC, Jane Campion as President of the Jury and the new Olivier Dahan’s to open the festival. Until Bulles de Culture go officially on the Croisette at the end of the week, here are our first “off” impressions of the new Olivier Dahan’s biopic, Grace of Monaco (2014), released in theaters on Wednesday.

More in English >>(Translation in progress, come back later)

Pas de festival sans film polémique et dans ce rôle, le film d’Olivier Dahan répond aux attentes : il est boycotté par la famille princière de Monaco et le producteur américain du film Harvey Weinstein était jusqu’à peu en conflit avec le réalisateur à propos du montage final du film.


Synopsis : Lorsqu’elle épouse le Prince Rainier (Tim Roth) en 1956, Grace Kelly (Nicole Kidman) est alors une immense star de cinéma, promise à une carrière extraordinaire. Six ans plus tard, alors que son couple rencontre de sérieuses difficultés, Alfred Hitchcock (Roger Ashton-Griffiths) lui propose de revenir à Hollywood, pour incarner Marnie dans son prochain film. Mais c’est aussi le moment où la France menace d’annexer Monaco, ce petit pays dont elle est maintenant la Princesse. Grace est déchirée. Il lui faudra choisir entre la flamme artistique qui la consume encore ou devenir définitivement : Son Altesse Sérénissime, la Princesse Grace de Monaco.

Grace de Monaco est donc un nouveau biopic pour Olivier Dahan après celui sur Edith Piaf, La môme (2007), dans lequel Marion Cotillard interpréta avec succès le rôle-titre et décrocha l’Oscar. C’est aussi un nouveau biopic pour Nicole Kidman qui s’est faite une spécialité ces derniers temps d’incarner des femmes qui ont marqué leur temps, de l’écrivain Virginia Wolf dans The Hours (Oscar de la meilleure actrice en 2003) à Martha Gellhorn, journaliste et femme de l’écrivain Ernest Hemingway, dans la mini-série Hemingway & Gellhorn (2012).

Par son choix d’un tournage en pellicule cinémascope anamorphosé (Scope 2.35) au lieu d’un tournage en numérique, Olivier Dahan choisit volontairement de rendre hommage à un cinéma américains des années 60 (ceux de Hitchcock en tête)dans sa description de la lente métamorphose de Grace Kelly en Grace de Monaco, de la star hollywoodienne à l’Altesse Sérénissime monégasque.

Tout est là, dès les premiers plans du film. On voit des images avec du grain à l’image puis le cadre se meut et un travelling latéral nous fait comprendre que ces sont des images projetés sur un écran que nous avons vues. La caméra continue son mouvement et nous découvrons un studio de tournage en ébullition : c’est le dernier jour de tournage de Grace Kelly avant son mariage. Puis nous suivons Grace Kelly de dos sortant du studio et nous la retrouvons dans sa loge où enfin son visage nous apparaît avant de disparaître derrière des images n/b de son mariage. Une ellipse plus tard et nous voilà en compagnie d’Alfred Hitchcock venu à Monaco pour convaincre Grace de refaire du cinéma.
Comme toujours au cinéma, tout le film est sous-entendu dans cette première séquence, toute le projet du cinéaste : partir de l’image d’une star vers sa nouvelle image de princesse. C’est là peut-être où le bât blesse, car ce passage n’enlève pas le glamour autour de la princesse. Toute sa vie, Grace restera enfermé dans un rôle : du studio de cinéma aux couloirs du palais monégasque. Et si dans La môme, l’histoire conflictuelle entre Edith Piaf et son mari donnaient de l’humain au personnage et réussissait à nous captiver, les turpitudes d’une princesse cherchant à concilier sa passion pour le cinéma avec sa vie royale, loin de toute intériorité (qui est-elle ? que veut-elle ? quelles sont ses rêves ? etc.), fascinent beaucoup moins. La performance de Nicole Kidman n’est pas en question, on sent bien sûr tout le plaisir et l’investissement qu’elle a mis dans le rôle. De même pour les autres comédiens avec particulièrement la performance Francis Tucker en prêtre et Olivier Rabourdin (Des hommes et des dieux, Eastern Boys) en diabolique français et Jeanne Balibar (Sagan, Le Bal des actrices) en Comtesse Baciochi.

Le vrai intérêt du film est la relation qui se noue entre Grace et le Père Francis Tucker (Frank Langella) qui en étant son confident, va lui permettre de trouver peu à à peu sa place dans son nouvel environnement. De même, la deuxième partie du film est réussie avec Grace Kelly qui, comme Audrey Hepburn dans My Fair Lady (1964), apprend à devenir Grace de Monaco : apprentissage du français, du maintien, du protocole, etc..
La majeure partie du film, par contre, autour du conflit sur la question fiscale entre Monaco et la France du Général de Gaulle, même si elle est intéressante, les libertés artistiques que s’est accordées le réalisateur vis-à-vis de l’Histoire ne permettent pas de prendre totalement plaisir à découvrir la face historique et cachée du Rocher.

Au final, Grace de Monaco est un bon petit film hors compétition, parfait pour mettre en appétit mais en tant que cinéphile, nous attendons maintenant avec impatience la suite des projections, notamment ceux des réalisateurs sélectionnés : Jean-Luc Godard, Atom Egoyan, les frères Dardenne, Ken Loach, David Cronenbreg, Xavier Dolan, Mike Leigh, Bertrand Bonello, Olivier Assayas,Tommy Lee Jones, Michel Hazanavicius, Abderrahmane Sissako, Nuri Bilge Ceylan et bien d’autres.

Bon appétit !

jici


En savoir plus :
– nos chroniques cannoises : http://www.bullesdeculture.com/search/label/Festival%20de%20Cannes
– Site officiel du festival : http://www.festival-cannes.fr/
– Site officiel du film : http://www.gaumont.fr/fr/film/Grace-de-Monaco.html

Jean-Christophe Nurbel
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Jean-Christophe Nurbel

Rédacteur en Chef / Editor in Chief chez Bulles de Culture
Accro aux films, aux pièces de théâtre, aux séries et à la culture en général, j'aime les œuvres qui me surprennent.

Top 3 Cinéma : "À bout de souffle" (1960), "Blade Runner" (1982), "Casablanca" (1942)
Top 3 TV : "Engrenages" (2005-...), "The Wire" (2002-2008), "Twin Peaks" (1990-1991)
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