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[CRITIQUE] #CANNES2014 : #BullesIN/#BullesOFF #02 – Le mystère de “La chambre bleue” (2014)

À peine remis de la projection parisienne de La chambre bleue de Mathieu Amalric, une partie de la rédaction de Bulles de Culture débarque aujourd’hui au Festival de Cannes. Premières impressions in et off.

Festival de Cannes 2014 image

Retour en arrière : jusqu’au 25 mai prochain, tous les médias sont concentrés sur cet événement médiatique. Pourtant, si l’ensemble des festivaliers sont dans leur bulle cannoise pendant 10 jours, l’actualité cinématographique ne se limite pas uniquement à la croisette mais peut se passer également à Paris et ailleurs.

-> Bulles IN <-

 

Aussi, nous vous proposons à partir de demain de retrouver quotidiennement notre chronique « Bulles In/ Bulles Out » pour vous faire vivre le festival de l’intérieur… mais également de l’extérieur ! Les évènements cinéma seront-ils les mêmes à Cannes et dans le reste de la France ? L’engouement des festivaliers pour un film sera-t-il ressenti de la même façon hors de la croisette ? Enfin, quels sont les films présentés dans les différentes compétitions que vous pourrez voir en salle dès à présent ? Nous vous dirons tout.

Pour illustrer cette rubrique, des photographes professionnels se sont exceptionnellement joints à notre équipe pour vous proposer chaque jour la photo IN et la photo OUT. Chacune d’entre elles aura pour ambition de retranscrire le plus fidèlement possible, mais non sans originalité, l’ambiance entre nos deux lieux de rédaction.

Dès lors, êtes-vous prêt à embarquer pour l’aventure et à parcourir avec nous prêt de 900 km par jour ?

 

-> Bulles OUT <-
La chambre bleue

 

La chambre blue - imageSi nous connaissions Le mystère de la chambre jaune (Bruno Podalydès), le réalisateur Mathieu Amalric nous propose cette année La chambre bleue. Présenté à Cannes dans la sélection Un certain regard, le film est dans les salles de cinéma dès à présent.

Adaptation du livre de Georges Simenon, l’histoire se concentre autour d’un couple adultérin, Julien (Mathieu Amalric) et Esther (Stéphanie Cléau) qui trompent tous deux leurs conjoints. Pour cela, ils se retrouvent quotidiennement dans une chambre bleue dans laquelle ils assouvissent leurs fantasmes. Au cours de ces rencontres débordantes de passions charnelles, ils échangent également promesses et ambitions : celles de rester unis à jamais. Cependant, le meurtre du mari trompé va venir perturber la routine des deux amants.

Court (le film ne dure qu’1h16), intense et bestial, ces trois adjectifs peuvent résumer à eux seuls l’œuvre du réalisateur, qui s’était déjà illustré avec son film Tournée. L’intrigue est menée comme une sorte d’interrogatoire filé dans lequel Julien raconte les dernières semaines avant le meurtre. Au moment d’être entendu par la police, il est comme mis à nu. Cette introspection dans la vie intime des personnages est d’ailleurs retranscrite à l’image par une caméra qui filme sans retenu les corps des acteurs en train de faire l’amour.

Sans jamais tomber dans les rouages de l’action brute, les scènes sont calmes et posées. L’image est comme figée dans un quotidien qui ne convient plus aux protagonistes. La mise en scène est concentrée sur cette pièce bleue, comme un commissaire pourrait l’être sur sa scène de crime. Enfin, Léa Drucker, interprétant la femme du personnage principal, fait l’effort de jouer l’épouse trompée sans aucune surdose de sentimentalisme. Si le spectateur se doute qu’elle sait tout des manigances de son mari, le non-dit persiste, rendant l’effet attractif.

La chambre bleue est donc un pari intéressant pour le réalisateur qui sort du carcan habituel du cinéma d’auteur pour en faire une pépite solide et maitrisée.

 

 

En savoir plus :

Antoine Corte

Antoine Corte

Rédacteur en chef adjoint / Deputy editor in chief chez Bulles de Culture
Toujours à défendre le cinéma français, j'aime particulièrement faire découvrir les films à petites sorties mais à portée universelle.

Top 3 Cinéma : "Moulin Rouge !" (2001), "Titanic" (1997), "Les Parapluies de Cherbourg" (1964)
Antoine Corte

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