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CINEMA: BULLES DE COMPTOIR – “Omar m’a tuer”/”Omar Killed Me”, “La Prima Cosa Bella”/”The First Beautiful Thing”, “Chico & Rita”

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Coup de cœur pour le film de Roschdy Zem (“Mauvaise foi”) sur une affaire qui avait défrayé la chronique en France dans les années 90 : “Omar m’a tuer” (2011).
Retour en arrière : en 1991, Omar Raddad, immigré marocain analphabète et parlant mal le français, est un modeste jardinier qui fait la une des médias après avoir été accusé d’avoir assassiné sauvagement son employeur, une femme âgée de 65 ans. Sur les lieux du crime, une inscription devenue célèbre et supposée écrite avec le sang de la victime l’accuse : “Omar m’a tuer”. Condamné, il sera amnistié partiellement à la fin des années 90 par le Président de la République Jacques Chirac et sortira de prison en 1998. Mais malgré les nombreuses zones d’ombres entourant cette affaire, Omar restera coupable aux yeux de la justice.
Projet initié par le réalisateur Rachid Bouchareb (“Indigènes”, “Hors-la-loi”), le film a été finalement réalisé par Roschdy Zem. Prévu au départ pour interpréter le jardinier, ce dernier va confier ce rôle à Sami Bouajila (“Indigènes”, “Signature”).
“(…) il ne s’agit ni d’un règlement de compte, ni d’une quelconque révision de l’histoire. (…) Ce qui m’intéressait, c’était le parcours de ce jeune immigré, comprenant et parlant mal la langue française, qui fut broyé par une machine judiciaire et embarqué dans une spirale médiatique infernale à cause d’un crime, à la mise en scène exceptionnelle” (Roschdy Zem). Pour son deuxième long métrage, Roschdy Zem a choisi de filmer au plus près Omar Raddad (caméra portée et plans serrés) pour mieux en saisir l’homme dans son quotidien, loin de son image médiatique. Porté par un Sami Bouajila épatant (nouveau rôle d’analphabète après la série “Signature”) et un Denis Podalydès toujours aussi caméléon (dans le rôle d’un écrivain en quête de la vérité), le film remet en question scène après scène le mythe du jardinier assassin.
En évitant d’être trop partisan mais en soulignant toutefois les incohérences de l’affaire, Roschdy Zem signe un film et un combat juste à ne pas rater.

Site officiel : http://www.omarmatuer-lefilm.com.

Autre coup de cœur pour le nouveau film italien de Paolo Virzì : “La Prima Cosa Bella” (2010). Avec les Donatello (les César italiens) de Meilleure Actrice (Micaela Ramazzotti), de Meilleur Acteur (Valerio Mastandrea) et de Meilleur Scénario (Francesco Bruni, Paolo Virzì, Francesco Piccolo), Paolo Virzì signe une très amusante comédie dramatique.
“Et pour une fois, peut-être, pas de regard sur notre société. Seulement de vibrants morceaux de mon cœur” (Paolo Virzì). Avec une mise en scène sans surprise mais portée par la caméra de l’expert italien de la steadycam Nicola Pecorini (“Las Vegas parano”, “L’Imaginarium du docteur Parnassus”) le film dessine trait après trait le portrait d’une mère italienne belle et frivole dont les enfants sont obligés de se revoir alors qu’elle se meure. Une comédie familiale aux personnages touchants (aussi bien adultes qu’enfants) à ne pas manquer !

Facebook officiel : https://www.facebook.com/laprimacosabella.

Enfin, petite déception pour le film d’animation de Fernando Trueba et Javier Mariscal : “Chico & Rita” (2010). Années 40-50. Bordels de Cuba, casinos de Las Vegas, Paris. Jazz et musiques cubaines. Inspiré par la vie du pianiste et compositeur cubain Bebo Valdés, ce film d’animation est une balade jazzy et latine. Les personnages principaux y croisent des figures célèbres du jazz, américaines (Ben Webster, Charlie Parker, Dizzy Gillepsie, Thelonious Monk) et cubaines (Tito Puente, Chono Pozo, Chucho Valdés).
“(…) cette histoire devait être un boléro. Comme dans une chanson, cette histoire où un couple se déchire puis se retrouve après un certain laps de temps doit donner l’impression de deux bateaux perdus en mer” (Fernando Trueba). Contrairement au film de Woody Allen, “Minuit à Paris” (2011), les personnages de “Chico & Rita” n’interagissent que très peu avec les figures historiques de leur époque. Une des meilleures scènes du film se trouve d’ailleurs être celle où Chico croise la route du célèbre percussionniste cubain Chono Pozo.
Film d’animation sympathique (Cuba, jazz, années 40-50, que demandez de plus ?) mais qui aurait gagné à s’inscrire davantage dans son temps, “Chico & Rita” vous entraînera dans un boléro amoureux à une époque où la réussite n’a pas de prix.

Facebook officiel : https://www.facebook.com/Chico.et.Rita.

jici

A crush for the film by Roschdy Zem (“Bad Faith”) on a case that made headlines in France in the 90’s: “Omar killed me” (“Omar m’a tuer”, 2011).
Flashback: in 1991, Omar Raddad, Moroccan immigrant, illiterate and speaking little French, is a humble gardener who made the headlines after being accused of having brutally murdered his employer, a 65-years-old woman. At the crime scene, a famous inscription supposedly written with the blood of the victim accused him: “Omar killed me.” Convicted, he will be partial amnistied in the late 90s by the President of the Republic Jacques Chirac and will get out of prison in 1998. But despite the many gray areas surrounding this case, Omar will remain guilty in the eyes of the law .
Project initiated by the director Rachid Bouchareb (“Days of Glory”, “Outside the Law”), the film was finally directed by Roschdy Zem. Supposedly to interpret the gardener at first, he will assign that part to Sami Bouajila (“Days of Glory”, “Signature”).
“(…) It is neither a settling of scores nor a revision of history. (…) What interested me was the story of this young immigrant, understanding and speaking badly French language, who was crushed by a legal machine and embedded in a media infernal spiral because of a crime, with an exceptional production” (Roschdy Zem). For his second feature film, Roschdy Zem chose to shoot as close as possible Omar Raddad (hand-held camera and close-ups) to better capture the man in his daily life, far from his media image. Carried by an amazing Sami Bouajila (new part of illiterate man after the series “Signature”) and Denis Podalydès still chameleon (in the part of a writer searching the truth), the film challenges scene after scene the Myth of the murderer gardener.
Avoiding being too partisan but noting however the inconsistencies in the case, Roschdy Zem signs a movie and a right fight not to be missed.

To learn more: http://www.imdb.com/title/tt1710590/combined.

An other crush for the new Italian film by Paolo Virzì: “The First Beautiful Thing” (“La prima cosa bella”, 2010). With Donatello (the Italian Oscar) for Best Actress (Micaela Ramazzotti), Best Actor (Valerio Mastandrea) and Best Screenplay (Francesco Bruni, Paolo Virzì, Francesco Piccolo), Paolo Virzì signs a very funny comedy-drama.
“And for once, perhaps, not a look at our society. Only vibrating pieces of my heart” (Paolo Virzì). With a predictable direction but shot by by the Italian steadycam expert Nicola Pecorini (“Fear and Loathing in Las Vegas”, “The Imaginarium of Doctor Parnassus”), the film draws line after line a portrait of an Italian mother, beautiful and frivolous, and whose children are forced to to see each other again while she’s dying. A family comedy with touching characters (both adults and children) not to be missed!

Official website: http://www.thefirstbeautifulthing.com.

Finally, a small disappointment with animated film by Fernando Trueba and Javier Mariscal: “Chico & Rita” (2010). 40-50’s. Cuba brothels, casinos in Las Vegas, Paris. Jazz and Cuban music. Inspired by the life of Cuban pianist and composer Bebo Valdés, this animated film is a jazz and Latin walk. The main characters are coming across famous figures of jazz, American (Ben Webster, Charlie Parker, Dizzy Gillespie, Thelonious Monk) and Cuban (Tito Puente, Chono Pozo, Chucho Valdes).
“(…) This story had to be a bolero. As in a song, the story where a couple is torn and is found after a certain period of time have to give the impression of two ships lost at sea” (Fernando Trueba). Unlike Woody Allen film, “Midnight in Paris” (2011), the characters in “Chico & Rita” interact very little with the historical figuresof their time. One of the best scenes of the film is also the one when Chico is coming across the famous Cuban percussionist Chono Pozo.
Nice animated film (Cuba, jazz, 40-50 years, what more?) but would have benefited to be more in his time, “Chico & Rita” will bring you into a bolero love at a time where success is priceless.

Official website: http://www.chicoyrita.com/home.html.

jici

Jean-Christophe Nurbel
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Jean-Christophe Nurbel

Rédacteur en Chef / Editor in Chief chez Bulles de Culture
Accro aux films, aux pièces de théâtre, aux séries et à la culture en général, j'aime les œuvres qui me surprennent.

Top 3 Cinéma : "À bout de souffle" (1960), "Blade Runner" (1982), "Casablanca" (1942)
Top 3 TV : "Engrenages" (2005-...), "The Wire" (2002-2008), "Twin Peaks" (1990-1991)
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