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CINEMA: OSCARS 2010 – Kathryn Bigelow, reine de l’année/queen of the year

À l’image des deux présentateurs, Steve Martin et Alec Baldwin, qui ont enchaîné des blagues certes amusantes, mais plutôt convenues, la 82ème cérémonie des Oscars a délivré des récompenses globalement méritées, mais pour la plupart attendues.

Like the two presenters, Steve Martin and Alec Baldwin, who chained jokes certainly fun but not suprising, the 82nd Academy Awards ceremony has gave globally deserved rewards, but most expected.
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Cette année, le favori Démineurs (The Hurt Locker”) de Kathryn Bigelow remporte six Oscars dont les trois majeurs (film, réalisation, scénario original) tandis que l’Avatar de son ex James Cameron glane les Oscars techniques qu’il méritait (direction artistique, photographie, effets spéciaux).

Vendu comme l’un des outsiders de l’année, Precious de Lee Daniels repart avec deux statuettes : meilleurs second rôle féminin et scénario adapté. De son côté, Jeff Bridges est logiquement meilleur acteur pour son rôle de chanteur de country dans Crazy Heart de Scott Cooper et Christoph Waltz meilleur second rôle masculin pour son rôle d’officier nazi polyglotte dans Inglorious Basterds de Quentin Tarentino.

Precious – bande annonce

CRAZY HEART – BANDE-ANNONCE VOSTF

Inglorious Basterds – Making of

Plus étonnant, Sandra Bullock est nommée meilleure actrice pour The Blind Side le lendemain de son humiliation à la cérémonie des Razzies Awards (cérémonie récompensant, la veille des Oscars, les pires films de l’année) où elle était allée recevoir avec humour et décontraction son prix de pire actrice pour All About Steve !

On peut toutefois regretter la paresse de l’Académie qui donne encore l’Oscar du meilleur film d’animation à Pixar pour le sympathique Là-haut (Up) alors qu’on était en droit d’espérer du bien nommé Fantastic Mr. Fox qu’il l’emporte. En revanche, saluons son audace pour l’Oscar du meilleur court-métrage d’animation qui revient au Français Logorama (cf. “CINEMA: Oscars 2010, la sélection des Meilleurs Films d’Animation”), film au rendu visuel a priori plus grossier que ses concurrents, mais surtout plus étonnant : les décors et personnages sont en effet uniquement constitués de milliers d’enseignes publicitaires, slogans et logos connus utilisés sans l’accord des marques (Ronald McDonald en assassin pourchassé : respect immédiat).

Là-haut – making of

Logorama – making of
Déjà Prix du public au Festival de Sundance 2009, The Cove – La Baie de la Honte de Louie Psihoyos, avec sa dénonciation des massacres de dauphins, semble surfer sur la “mode” de films écologiques plus (trop ?) dramatisé en remportant l’Oscar du meilleur documentaire. De même, en évoquant la lutte de son personnage principal, une zimbabwéenne paraplégique depuis la naissance, à travers la chanson, Music by Prudence de Roger Ross Williams repart avec l’Oscar de meilleur court-métrage documentaire.

Le Ruban Blanc de Michael Haneke et Un Prophète de Jacques Audiard (cf. “CINEMA: César 2010 – Jacques Audiard, prophète en son pays” et “CINEMA: “Un Prophète” et “Qu’un seul tienne et les autres suivront”, la bonne santé des prisons françaises”), désignés comme favoris pour l’Oscar du meilleur film étranger, le cèdent au film argentin Dans ses Yeux (El Secreto de sus ojos) dont le réalisateur Juan José Campanella est un habitué des réalisations de séries télévisées américaines (Dr House, New York police judiciaire).

Le film d’époque remporte évidemment l’Oscar des meilleurs costumes avec Victoria, les jeunes années d’une reine (Young Victoria”) de Jean-Marc Vallée au grand dam de Coco avant Channel d’Anne Fontaine. Tandis que Là-haut (Up)de Pete Docter et Bob Peterson empoche l’Oscar de la meilleure musique dans une sélection vraiment intéressante de bandes originales toutes inspirées et honnêtement difficiles à départager. En revanche, l’Oscar de la meilleure chanson est justement attribué à Crazy Heart de Scott Cooper, malgré la double (!?) nomination de La Princesse et la Grenouille (The Princess and the Frog) de Ron Clements et John Musker et celles de Nine de Rob Marshall et de Faubourg 36 de Christophe Barratier dont on peut suspecter qu’ils pouvaient peut-être espérer surfer sur la victoire l’an dernier de La Môme d’Olivier Dahan avec Cotillard dans le premier et le cabaret français dans le second.

Au final, une cérémonie sans réelle surprise – mais est-ce vraiment là la vocation des Oscars ? À noter tout de même que Kathryn Bigelow est la première femme réalisatrice à être honorée par l’Académie des Oscars mais pour un film se déroulant dans un univers plutôt masculin et toujours terriblement d’actualité (la guerre en Irak).

Fantastic Mr. Sébou/세부, elsa, jici

Site officiel des Oscars (en anglais) : http://oscar.go.com

This year, the favorite Hurt Locker by Kathryn Bigelow wins six Oscars, including three major (film, direction, original screenplay), while Avatar by her ex husband James Cameron gleans the techniques Oscars he deserved (art direction, photography, special effects).

Sold as one of the outsiders of the year, Precious by Lee Daniels leaves with two statuettes: Best Supporting Actress and Adapted Screenplay. And for his part, Jeff Bridges is logically best actor for his role as country singer in Crazy Heart by Scott Cooper and Christoph Waltz is best supporting actor for his role as a multilingual Nazi officer in Inglorious Basterds by Quentin Tarantino.

Precious – trailer

Inglorious Basterds – Making of

More surprisingly, Sandra Bullock was named best actress for The Blind Side, the day after her humiliation at the Golden Raspberry Award ceremony (ceremony rewarding, the day before the Oscars, the worst films of the year) where she had gone to receive with humorous and relaxation the prize for worst actress for All About Steve!

However, we can regret the indolence of the Academy which still gives the Oscar for best animated film at Pixar for the friendly Up when we were entitled to expect from the aptly named Fantastic Mr. Fox that he wins. In contrast, salute their courage for the Oscar for best animated short film which comes to the French Logorama (see “CINEMA: Oscars 2010, Best Animated Short Films Selection”), a film which seems visually more rough than its competitors, but also more surprising: the scenery and characters are in fact only made up from thousands of known banners, slogans and logos used without the agreement of the trademarks (Ronald McDonald is a pursued murderer: immediate respect).

Up – making of

Logorama – making of
Already Audience Award at Sundance 2009, The Cove by Louie Psihoyos with his denunciation of the killing of dolphins, seems surfing on the “fashion” of environmental film more (too many?) dramatized by winning the Oscar for best documentary. Similarly, referring to the fight of his main character, a young Zimbabwean paraplegic girl since birth, through the singing, Music by Prudence by Roger Ross Williams leaves with the Oscar for best documentary short.

The White Ribbon by Michael Haneke and A Prophet by Jacques Audiard (see “CINEMA: Cesar 2010 – Jacques Audiard, a prophet in his country” and “CINEMA: “A Prophet” and “Silent Voices”, the good health of French prisons”), designated as favorites for the Oscar for best foreign film, leave it to Argentine film The Secret in Their Eyes (El Secreto de sus ojos ) whose director Juan Jose Campanella is a used to direct U.S. television series (House M.D., Law and Order).

The film with costumes obviously won the Oscar for best costumes with Young Victoria “ by Jean-Marc Vallée to the chagrin of Coco before Channel by Anne Fontaine. While Up by Pete Docter and Bob Peterson pocketed an Oscar for best music in a really interesting selection of soundtracks all inspired and honestly difficult to choose between them. In contrast, the Oscar for best song is well assigned to Crazy Heart by Scott Cooper, despite the double (!?) nomination of The Princess and the Frog by Ron Clements and John Musker and those of Nine by Rob Marshall and Paris 36 by Christophe Barratier which one may suspect that they could possibly hope to surf on the last year victoryLa Vie en Rose by Olivier Dahan with Cotillard in the first one and the French cabaret in the other.

Finally, a ceremony with no real surprises – but is this really the spirit of the Oscars? Note nonetheless that Kathryn Bigelow is the first woman director to be honored by the Motion Picture Academy, but for a film set in an rather masculine world and always terribly topical (Iraq war).

Fantastic Mr. Sébou/세부, elsa, jici

Official website of the Oscars: http://oscar.go.com

Un commentaire

  1. Un commentaire à propos de la récompense accordé à Logorama, film effectivement très grossier en rendu (mais c'est un choix stylistique et pas particulièrement gênant puisqu'on s'y habitue très vite).

    Par contre, donner un Oscar pour un court métrage dont le message est pas très subtil : "regardez l'Amérique croule sous les corporations et logos!", c'est un peu facile. Pourquoi pas à la limite si le scénario et la mise en scène suivaient le message? Mais traiter le court métrage sous forme de film d'action avec que des caricatures (un Ronald McDonald tueur, ouhh vachement original!) comme protagonistes semble être du sous-"South Park". Audacieux? Vraiment? Original?

    Vous savez quoi? En tentant de montrer de l'audace, ils ont juste confirmer leur paresse intellectuelle. Suivons la vague du moment…(mais en retard).

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