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[CRITIQUE] « Le Voyage d’hiver » (2009) en compagnie d’Amélie Nothomb

Le Voyage d’hiver : voyage à trois dans le dernier roman d’Amélie Nothomb, en compagnie des trois personnages décalés que sont Zoïle (employé d’EDF), Aliénor Malèze (écrivain) et Astrolabe (son assistante).

 

Synopsis :

Venu constater les conditions de vie des deux jeunes femmes, Zoïle va découvrir dans quel dénuement elles vivent et Le voyage d’hiver d’Amélie Nothomb sera alors le début d’un long voyage où « tomber amoureux l’hiver n’est pas une bonne idée ».

Le Voyage d’hiver :
Un titre inspiré de Franz Schubert

 

Dès les premières pages du roman, le ton est donné : Zoïle projette de faire exploser en plein vol un avion au départ de Roissy-Charles-de-Gaulle. Mais ici, comme à son habitude, Amélie Nothomb ne va pas s’intéresser au monde dans sa généralité mais comme toujours à l’intimité des êtres le composant. Ce ne sera donc pas par idéologie politique ou religieuse que notre personnage principal voudra réaliser son geste mais par dépit amoureux : « Il n’y pas d’échec amoureux, » annoncera-t-il.

Titre inspiré par l’œuvre éponyme de Franz Schubert, écrite en 1827, le roman nous entraîne dans le trip de Zoïle d’un désir de destruction massive comme symbole de l’amour. Ira-t-il jusqu’au bout ? « La réussite d’une histoire d’amour, je ne sais pas ce que c’est. Quand l’amour peut-il être considéré comme réussi? », dira-t-il.

Le dernier trip d’Amélie Nothomb

 

Couronné par le Grand prix du roman de l’Académie Française pour son roman Stupeur et tremblements (1999), adapté au cinéma par Alain Corneau en 2003, Amélie Nothomb continue de publier un livre par an avec toujours autant de succès.

Bon voyage à vous si vous prenez le dernier trip d’Amélie Nothomb.

 

 

Pour les oreilles, voici ci-dessus le Voyage d’hiver, D.911 (Winterreise, D.911) de Franz Schubert, cycle de 24 lieder pour piano et voix composé sur des poèmes de Wilhelm Müller en 1827 (un an avant la mort du compositeur autrichien), chanté par le ténor anglais Ian Bostridge et le pianiste anglais Julius Drake.

 

En savoir plus :

  • Le Voyage d’hiver, Amélie Nothomb, éditions Albin Michel, août 2009, 144 pages, 15,20 euros

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