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a christmas carol poster

[CRITIQUE] « Le Drôle de Noël de Scrooge » (2009) et la 3D

Il faudra s’y faire maintenant : pendant que la télévision multiplie les programmes en HD, le cinéma réplique par la production de films en 3D et Le Drôle de Noël de Scrooge (A Christmas Carol) de Robert Zemeckis en est un nouvel exemple.

Synopsis :

Parmi tous les marchands de Londres, Ebenezer Scrooge (Jim Carrey) est connu comme l’un des plus riches et des plus avares. Pourtant, cette année, Scrooge va vivre un Noël qu’il ne sera pas près d’oublier…

Pour son troisième film en performance capture (technique faisant évoluer les comédiens sur un fond vert avant de tout recréer en post-production, comédiens compris), le réalisateur américain Robert Zemeckis (« Retour vers le futur », « Forrest Gump », « Le Pôle express ») n’échappe donc pas à cette règle pour son dernier film : « Le Drôle de Noël de Scrooge ».

Le Drôle de Noël de Scrooge :
La 3D en question

 

Mais à la vision de ce film d’animation en 3D, mon sentiment reste mitigé. Car comme dans deux autres films d’animation sortis cette année, « Coraline » (Henry Selick, 2009) et « Là-haut » (Pete Docter et Bob Peterson, 2009), l’image 3D ne permet toujours pas au film de quitter la planéité de l’écran de la salle de cinéma et ne se contente pour le moment que de jouer sur la profondeur de l’espace et le volume de ses occupants. Et non, hélas non, le film ne quitte toujours pas l’écran blanc pour s’installer dans la salle devant nos yeux émerveillés. La métaphore de « La rose pourpre du Caire » (Woody Allen, 1985) où personnages réels et fictionnels se rencontrent ne sera donc pas pour demain.

Le film dans la salle

 

Ainsi, dans « Le Drôle de Noël de Scrooge » de Robert Zemeckis, quand un personnage sort de l’image, il ne rentre pas dans la salle mais disparaît directement de l’écran. De même pour l’apparition et la disparition d’amorces au bord de l’image. Cependant, quelques scènes utilisent à merveille les possibilités offertes par la 3D. Il y a ainsi cette magnifique scène en plan large où la neige tombe sur le personnage de Scrooge mais également dans la salle, sur nous spectateurs. Mais alors pourquoi faire disparaître cette magnifique neige de la salle lorsque nous passons sur un plan plus rapproché de Scrooge ? De même, là où la 3D fonctionne le mieux (sensation régulièrement observée à la Géode à Paris ou au Futuroscope de Poitiers), c’est lorsque le film joue sur le survol aérien et rapide du Londres du XIXème siècle que la sensation de vertige fonctionne à merveille avec le relief.

Retour sur le film

 

Après cet aparté sur l’utilisation de la 3D, retour donc sur le film.

Inspiré de « Un chant de noël » (1843) de Charles Dickens, le film affiche une très belle image 3D et une magnifique interprétation de Jim Carrey qui à l’image du Benjamin Button de Brad Pitt (« L’Étrange Histoire de Benjamin Button » de David Fincher, 2008) joue non seulement plusieurs âges de la vie de Scrooge mais libéré par la technologie de la performance capture, multiplie également les interprétations d’autres personnages (8 au total).

En résumé

 

Un beau conte de noël donc à partager en famille mais pour la 3D, on restera encore quelque peu sur sa faim en attendant le très attendu « Avatar » de James Cameron.

 

 

En savoir plus :

  • Film à partir de 8 ans

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Un commentaire

  1. Bonjour,

    Je me permet de faire un petit commentaire (même si je n'ai pas lu l'article en entier, désolé, manque de temps) afin de rebondir sur l'utilisation de la 3D au cinéma.

    Ayant vu récemment "Avatar" en 3D, on ne peut s'empêcher de remarquer que mis à part quelques scènes, les possibilités de la 3D ne sont absolument pas utilisées. En réalité, on se demande pourquoi avoir vu le film en 3D. Aucune flèche ne vient frapper le spectateur, aucune machine ne vient s'écrouler, aucune hélice donne l'impression que l'on est à 2 cm de se faire décapiter.

    Alors la question se pose, pourquoi ? La réponse me paraît simple, tout simplement pour ne pas choquer le petit enfant de 6 ans ou bien encore son grand-père de 76 ans cardiaque.
    Reste à savoir si un jour, un réalisateur osera mettre en scène un film avec des effets à couper le souffle : des balles qui traversent la salle, des corps/machines donnant l'impression de tomber sur les spectateurs, une course poursuite vu par les yeux du héros,… La problématique sera d'avertir des danger (donc contrainte) tout en restant attractif.

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